
Depuis quelque temps déjà, et encore plus depuis deux ans, alors que la crise s’est durablement installée en Nouvelle-Calédonie, les entreprises regardent chez les voisins du Pacifique. L’idée étant d’y étudier les possibilités de développement à l’export, alors que le marché calédonien peine à redémarrer. Cela a notamment été le cas l’année dernière avec le Vanuatu, dont une délégation, en déplacement sur le Caillou, avait animé une matinée d’information afin de présenter les opportunités sur l’archipel.
Et si les entreprises calédoniennes se tournaient davantage vers le Vanuatu ? [1]
NCT&I, New Caledonia Trade Invest y avait d’ailleurs participé. L’association s’occupe justement de soutenir les entreprises calédoniennes dans leur développement export à l’international. C’est dans ce cadre que la structure a signé, ce jeudi 27 août, en présence notamment de Christopher Gygès, vice-président du gouvernement chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, une convention avec le CCEF-NC. Sous ce sigle, se cachent les conseillers du commerce extérieur de la France – Nouvelle-Calédonie.
L’objectif est simple : collaborer afin de mieux aider les sociétés à passer le pas de l’export. Cela doit se traduire, pendant les deux ans que dure la convention, par un rapprochement des deux structures. Il s’agit ainsi de "faciliter le partage d’informations économiques, technologiques et commerciales, permettre à NCT&I de bénéficier du réseau CCEF, d’encourager les synergies entre les différents acteurs, ou encore faciliter les opportunités de mise en relation en Nouvelle-Calédonie et à l’international et enfin, organiser des actions ou des missions communes".
Outre la crise, cela se veut être une des solutions à la diversification de l’économie, indique NCT&I : "Alors que la Nouvelle-Calédonie cherche à diversifier son économie au-delà du nickel, le développement des exportations constitue un levier stratégique pour ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises, renforcer leur activité et contribuer à la diversification des sources de revenus du territoire."
Pour Christopher Gygès, le développement international des entreprises constitue un enjeu majeur pour la croissance et l’attractivité du pays. Dans ce cadre, "le fait de pouvoir s’appuyer sur des outils de l’état, comme les CCEF ou Team France Export, est une véritable chance", a souligné le vice-président, qui porte une ambition. "La Nouvelle-Calédonie souhaite aussi s’affirmer comme le porte-avions économique de la France et de l’Europe dans le Pacifique." Selon Christopher Gygès, le Caillou a des savoir-faire et des atouts, de quoi alimenter son potentiel de rayonnement dans la région.