
La force navale en Nouvelle-Calédonie était réunie au complet à l’occasion de cet entraînement. La frégate de surveillance Vendémiaire, le bâtiment de soutien et d’assistance D’Entrecasteaux et les patrouilleurs outre-mer Auguste-Bénébig et Jean-Tranape ont ainsi conduit plusieurs manœuvres destinées à renforcer leur capacité à agir conjointement en conditions opérationnelles.
Cette configuration inédite marque une nouvelle étape dans la montée en puissance de la Marine nationale en Nouvelle-Calédonie. Elle permet également de vérifier, en situation réelle, la capacité des différents bâtiments à coordonner leurs moyens et leurs équipages.
[En images] Le patrouilleur Jean-Tranape est arrivé à Nouméa [1]
Plusieurs exercices ont été réalisés au cours de la séquence. Les marins ont notamment effectué un remorquage entre deux bâtiments, une manœuvre particulièrement exigeante qui conditionne la capacité à porter assistance à un navire en avarie. Une opération de récupération d’un homme à la mer a également été menée, avec pour objectif de travailler la réactivité des équipages face à une situation où chaque minute est déterminante.
Un hélicoptère Dauphin a par ailleurs effectué un appontage sur le Vendémiaire. L’emploi de l’hélicoptère constitue un élément essentiel pour accroître la capacité de surveillance et de sauvetage de la frégate, rappelle le communiqué.
L’exercice a également comporté une séquence de ravitaillement à la mer, indispensable pour permettre aux bâtiments de prolonger leur présence en mer et leur autonomie sur une zone économique exclusive calédonienne qui s’étend sur 1,4 million de km². Des entraînements à la lutte contre l’incendie et à la mise en œuvre de drones ont complété le dispositif.
Enfin, les équipages se sont entraînés au contrôle de pavillon, à la visite et à la sécurisation d’un navire suspect. Ces savoir-faire sont directement liés aux missions de lutte contre les trafics illicites et la pêche illégale dans les eaux calédoniennes.
Au-delà de l’entraînement, l’exercice Cagou prépare les équipages à des missions conduites dans la région : sauvetage en mer, police des pêches, secours aux populations, surveillance maritime ou encore lutte contre les trafics illicites.
Cette 4e édition de l’exercice militaire [2]se tient au Japon, après une 3e édition en 2025 en Nouvelle-Calédonie [3], où le Rimap-NC de Plum des Forces armées (Fanc) a participé à la cérémonie d’ouverture le 25 août. L’objectif, pour les militaires français et ceux du 20e régiment de la Force terrestre japonaise : renforcer leur capacité à agir ensemble.
Brunet Takamori 26 est un exercice d’infanterie coordonné par le Commandement pour le Pacifique, permettant aux deux armées de "partager leurs savoir-faire et d’entretenir leur interopérabilité, notamment dans la conduite de la manœuvre tactique", expliquent les Fanc, pour qui au-delà de l’entraînement, cela "illustre la profondeur du partenariat militaire franco-japonais, qui contribue à promouvoir un Indo-Pacifique libre et ouvert".
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/en-images-le-patrouilleur-jean-tranape-est-arrive-a-noumea
[2] https://www.lnc.nc/article/pacifique/la-france-et-le-japon-veulent-des-exercices-militaires-communs-plus-ambitieux
[3] https://www.defense.gouv.fr/terre/actualites/brunet-takamori-25-exercice-conjoint-franco-japonais-nouvelle-caledonie
[4] https://www.lnc.nc/user/password
[5] https://www.lnc.nc/user/register
[6] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements