
Vingt-deux ans après la première course créée par Marie-José et Jean Berthet en 2005, qui avait réuni 81 participantes, la Nouméenne, aujourd’hui une marche de 1,4 km, rassemble des milliers de femmes. Elles étaient 4 070 précisément lors de la 21e édition, le dimanche 4 octobre, à l’hippodrome Henri-Milliard, après un record de participation à 5 200 en 2024.
La manifestation, portée par les bénévoles de l’ASPTT (Association sportive des postes, télégraphes et téléphones de l'OPT-NC) avait notamment Juliette Collet, Miss Nouvelle-Calédonie 2025 et 1re dauphine Miss France 2026, pour ambassadrice.
La Nouméenne s’inscrit dans le cadre d’Octobre rose, mois dédié à la sensibilisation et à la prévention autour du cancer du sein, premier cancer féminin en Nouvelle-Calédonie, selon les chiffres de l’Agence sanitaire et sociale (ASS-NC), puisqu’une Calédonienne sur dix en développera un au cours de sa vie. L’événement vise à récolter des fonds qui sont donnés à la Ligue contre le cancer, afin de lutter contre la maladie. "On va leur remettre un chèque de 5 072 200 francs, c’est un très beau montant", indique Jean-Hervé Dedenon, le président de la section Nouméenne OPT de l’ASPTT.

Outre la marche autour de l’hippodrome, accessible à toutes les Calédoniennes à partir de 10 ans, le moment est axé autour de la prévention, à travers la mise en place d’un village santé et bien-être. "Des associations sur la fybromyalgie, le handicap invisible, les petites mailles, et bien d’autres étaient présentes, afin de mettre en valeur toutes ces personnes qui agissent bénévolement pour aider les femmes", poursuit Jean-Hervé Dedenon.
Et parmi les nouveautés, si l’ASS-NC proposait déjà des démonstrations d’autopalpation, l’agence a mis en place, depuis 2025 [1], de la palpation dans un espace réservé pour celles qui sont intéressées. "La prévention reste vraiment le plus important, insiste l’organisateur. Le but est de pouvoir parler de la maladie, mais aussi de tout ce qu’il est possible de faire pour l’éviter."
Si la Nouméenne rencontre toujours du succès et mobilise les partenaires comme les participantes - "c’est un événement 100 % féminin, les femmes se le sont approprié, et on le fait pour elles" -, certaines regrettent le temps où cela se passait du côté de la promenade, à Sainte-Marie. Jean-Hervé Dedenon en est conscient. "Peut-être que l’hippodrome attire moins. On y est allé l’an dernier parce qu’on voulait faire quelque chose qui sortait de l’ordinaire pour la 20e édition. Le site apporte davantage de sécurité, fermer une route est très contraignant administrativement, cela nécessite la présence de davantage de bénévoles, et puis c’est plus pratique pour installer le village." L’organisation et le site de la future édition vont cependant être en réflexion dès la prochaine réunion du bureau de l’association, prévue dans quelques jours. Des changements pourraient donc être apportés.

À noter, informe l’OPT, que 10 % de la somme récoltée est envoyée dans l’Hexagone afin de faire avancer la recherche, et que les 90 % restants servent à proposer des aides aux personnes atteintes de la maladie en Nouvelle-Calédonie, ainsi qu’à améliorer le fonctionnement des structures hospitalières pour la prise en charge des patients.