
La grippe aviaire H5 n’épargne plus l’Océanie. Cette souche a provoqué des maladies graves et engendré des taux de mortalité élevés chez les volailles et les oiseaux sauvages dans d’autres pays du monde.
En juin, l’Australie, qui restait depuis des années la seule masse continentale encore exempte de la grippe aviaire H5, avait détecté son premier cas [1]. Depuis, Canberra a rapporté 14 cas, dont au moins un concernant la faune locale et non un oiseau migrateur [2]. Ce mercredi 15 juillet, c’était au tour des autorités kiwies d’annoncer la détection d’un premier cas sur leur sol.
"Les Néo-Zélandais sont invités à rester vigilants après qu’un oiseau marin, un labbe brun, a été testé positif à la grippe aviaire de type H5 aujourd’hui", a déclaré le ministre de la Biosécurité, Andrew Hoggard. Mais aucun signe de transmission entre oiseaux sauvages, ni de mortalité massive chez la faune sauvage n’ont été détectés, a-t-il ajouté.
Les autorités néo-zélandaises ont cherché à protéger les cinq oiseaux les plus menacés du pays – le kakapo, le takahe, le pluvier de Nouvelle-Zélande, l’échasse noire et la perruche de Malherbe – en vaccinant les oiseaux reproducteurs. Avant l’arrivée des humains, la Nouvelle-Zélande ne comptait aucun mammifère, et bon nombre de ses espèces d’oiseaux, comme le kiwi, sont incapables de voler.
La population a été invitée à signaler aux autorités tout groupe de trois oiseaux malades ou plus.
Alors qu'en février 2025,la grippe aviaire gagnait déjà du terrain chez certains de nos voisins (mais pas encore de type H5 en Australie ou en Nouvelle-Zélande), le gouvernement calédonien avait appelé la population et les éleveurs à la vigilance [3]. Car le Caillou est à ce jour épargné par ce virus.
Les oiseaux migrateurs peuvent, selon l'exécutif, "représenter un risque de propagation du virus sur notre île et doivent donc être surveillés". Il est ainsi demandé de signaler auprès du service d'inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (Sivap) tout événement anormal concernant des oiseaux (mortalité ou maladie), autre bien entendu que tirs, morsures, accident, etc. afin que les agents puissent, le cas échéant, procéder à des analyses.
Même si les cas sont très rares, la grippe aviaire peut se transmettre de l'animal à l'être humain. Il est donc recommandé de ne pas toucher les oiseaux malades ou morts qui semblent suspects mais de contacter un professionnel.
Le Sivap enregistre régulièrement des signalements de morts d'oiseaux suspectes. Ils sont systématiquement analysés et parfois envoyés en Australie ou en Nouvelle-Zélande pour des examens approfondis.
Pour signaler un cas suspect, le Sivap est joignable par e-mail : davar.sivap-sa@gouv.nc [4] ou au 92 48 07. Vous pouvez également contacter un vétérinaire.
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/un-premier-cas-de-grippe-aviaire-h5-detecte-en-australie
[2] https://www.lnc.nc/article/en-australie-la-grippe-aviaire-h5-detectee-chez-un-oiseau-marin
[3] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/pacifique/elevage/sante/grippe-aviaire-le-gouvernement-caledonien-appelle-a-la-vigilance
[4] mailto:davar.sivap-sa@gouv.nc
[5] https://www.lnc.nc/user/password
[6] https://www.lnc.nc/user/register
[7] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements