- Baptiste Gouret | Crée le 11.03.2026 à 11h26 | Mis à jour le 11.03.2026 à 11h26ImprimerLes roussettes font partie des espèces les plus ciblées par les braconniers. Photo province NordDepuis la crise insurrectionnelle de 2024, la province Nord constate une hausse des cas de braconnage et un manque de respect grandissant de la réglementation en matière de chasse. Des actions de sensibilisation et des opérations de contrôle seront menées par les gardes nature, alors que s'ouvre bientôt la période de chasse aux roussettes et aux notous.
Les cas de braconnage explosent depuis deux ans en province Nord. "On est à + 200 % de procédures" par rapport à 2024, estime Fabrice Azzaro, chef de la brigade des gardes nature. La réglementation entourant la chasse, en particulier les quotas fixés pour protéger certaines espèces, est également de moins en moins respectée, signale la collectivité, qui alerte dans un communiqué diffusé ce mercredi 11 mars sur les conséquences de ces dérives.
Une tendance observée à la suite des émeutes de mai 2024, qui ont conduit à la destruction de milliers d’emplois. Dans un contexte de paupérisation de la population, la part des ressources naturelles issues de la chasse et de la pêche dans les assiettes a naturellement augmenté. "Les gens vont chercher à manger où ils peuvent, c’est humain", note Fabrice Azzaro. D’autres tentent d’en tirer des revenus. Les espèces les plus touchées par le braconnage : les roussettes, "facile à chasser" lors des floraisons et qui peuvent être vendues "entre 1 500 et 3 000 francs l’unité", ainsi que le collier blanc et le pigeon vert. Des espèces marines sont également concernées, telles que les dugongs et les tortues.
Phénomène migratoire
Face à ce constat, la province Nord veut réagir. "On augmente la fréquence des contrôles", révèle Fabrice Azzaro, en collaboration avec les forces de l’ordre. Des rondes de nuit et des contrôles routiers sont organisés régulièrement. Une surveillance et un comptage des gîtes de roussettes ont également été mis en place, tout comme un suivi des populations. Les neuf gardes nature en activité de la province Nord redoublent aussi de vigilance sur les réseaux sociaux, où des annonces sont régulièrement publiées pour vendre du gibier issu du braconnage.
L’alerte de la province Nord intervient à la veille de l’ouverture de la période de chasse des roussettes et des notous, le 1er avril. Les quotas sont fixés à cinq individus par jour et par espèce, uniquement les samedis et dimanches. La surface du territoire de chasse dont dispose la province Nord suscite beaucoup d’intérêt, et entraîne un afflux de chasseurs durant les périodes d’ouverture. "On s’attend à un phénomène migratoire", confirme Fabrice Azzaro, en évoquant "1 200 à 2 000 chasseurs" attendus dans les prochaines semaines.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici











