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  • AFP | Crée le 03.02.2026 à 07h11 | Mis à jour le 03.02.2026 à 07h11
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    Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, pendant un débat sur les motions de censure contre le projet de loi de finances 2026, qui a été adopté sans vote après que le gouvernement a invoqué l’article 49.3 de la Constitution, à l’Assemblée national AFP - Bertrand Guay
    Adopté après quatre mois de bras de fer parlementaire, le budget 2026 de la France a finalement été voté, dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 février, au cœur des inquiétudes sur les déficits publics. Fruit d’un compromis arraché entre le gouvernement et le Parlement, le texte ouvre désormais la voie à plusieurs chantiers annoncés, dont le projet de loi sur la Nouvelle-Calédonie.

    Après des mois de blocage politique, le budget de l’État français pour 2026 a été adopté définitivement lundi, sous l’œil des marchés financiers inquiets de l’ampleur des déficits.

    Il aura fallu quatre mois de débats houleux au sixième exécutif en place depuis la réélection du président Emmanuel Macron, en 2022, pour doter d’un budget la France, pilier de l’Union européenne et deuxième économie de la zone euro.

    Pour y parvenir, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a dû accepter d’importantes concessions en direction de la gauche, menacer de convoquer de nouvelles législatives anticipées et finalement renier sa promesse de ne pas passer en force en engageant la responsabilité du gouvernement.

    Décrit comme "socialiste" par une partie de la droite et l’extrême droite, "d’austérité" par la gauche radicale, le budget reflète surtout le difficile compromis noué par le gouvernement avec le Parlement.

    Désireux de tourner la page, le chef du gouvernement a fustigé lors des débats une "grande déconnexion" entre ceux "qui refusent le désordre" et ceux qui veulent "bloquer" et "tout rejeter", ciblant le Rassemblement national (extrême droite) et la France insoumise (LFI, gauche radicale).

    "Ambiance politicienne"

    "Il y a une ambiance politicienne" à l’Assemblée qui "sent bon la campagne" des élections municipales et présidentielle à venir, a-t-il déploré. Mais "la France a enfin un budget", s’est-il réjoui après le rejet des motions alors que pour la deuxième année consécutive, il faut attendre le mois de février pour que la loi de finances soit adoptée.

    Selon lui, ce budget "contient la dépense publique" et "n’augmente pas les impôts pour les ménages et les entreprises".

    Les députés LFI ont annoncé dans la foulée saisir le Conseil constitutionnel pour contester un budget "cruel".

    Les Insoumis n’ont "plus d’alliance avec le Parti socialiste", a, pour sa part, déclaré Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, en marge de l’adoption du budget de l’État grâce à un accord de non-censure entre Sébastien Lecornu et le PS.

    Après cette séquence qui l’aura monopolisé pendant quatre mois, le Premier ministre entend se consacrer à des projets "réalistes", compte tenu d’un calendrier contraint et de l’absence de majorité.

    Il assure qu’il n’est "pas candidat" pour la présidentielle de 2027 et recommande à ses ministres à se tenir "éloignés" de ce scrutin, même s’il devrait procéder à un "ajustement" gouvernemental après le départ annoncé de sa ministre de la Culture, Rachida Dati, candidate aux municipales à Paris.

    Les ministres sont invités à se concentrer sur "l’essentiel", "notre indépendance" en matière militaire, agricole ou énergétique.

    Sont attendus notamment une actualisation de la loi de programmation militaire, un projet de loi "d’urgence" agricole et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ainsi que des textes sur la police municipale, la Nouvelle Calédonie ou encore la fin de vie.

    Goût amer

    Le budget de la Sécurité sociale avait pu, lui, être adopté par un vote en décembre, grâce aux bulletins "pour" des socialistes, en échange de la suspension de l’emblématique et très contestée réforme des retraites.

    Du côté de la coalition présidentielle, les choix budgétaires de Sébastien Lecornu laissent un goût amer, alors que plusieurs de ses soutiens craignent que la promesse d’un déficit à 5 % du PIB ne puisse pas être tenue.

    La copie initiale du budget prévoyait de réduire le déficit public à 4,7 % du PIB en 2026, contre 5,4 % du PIB en 2025. Il s’établira finalement à 5,0 %, en raison des concessions accordées notamment au PS, que ce soit sur le budget de la Sécurité sociale ou celui de l’État.

    Les dépenses publiques passeront de 56,8 à 56,7 % du PIB, et le taux de prélèvement obligatoire de 43,6 à 43,9 %, selon des prévisions actualisées du gouvernement.

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