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  • Propos recueillis par Vincent Nebois / La Calédonie agricole | Crée le 01.02.2026 à 06h00 | Mis à jour le 01.02.2026 à 06h00
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    David Perrad est céréalier et maraîcher à Boulouparis. Photo LCA
    David Perrad est céréalier et maraîcher à Boulouparis. Il répond aux questions de notre partenaire La Calédonie agricole, magazine de la Chambre d'agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie, dans le n°205 de décembre et janvier, sur son métier et les enjeux auxquels il doit faire face. Entretien.

    Qu'est-ce qui vous a conduit à exercer le métier d'agriculteur ?

    À l'origine, rien ne m'y destine. Ma mère était professeure de cuisine, mon père gendarme. Étrangement, la bascule se fait au lycée où je rencontre Marie-Pierre, qui deviendra mon épouse. Nous passons beaucoup de temps dans la propriété de sa famille, à Boulouparis. Après mes études, j'ai très vite la volonté de m'établir en Brousse et d'y pratiquer l'agriculture. C'est en 1998 que j'entame cette activité et que j'acquiers mon premier foncier.

    Avez-vous autour de vous un proche qui a fait figure de modèle ?

    Mon beau-père, Jean-Claude Siret qui m'a donné le goût pour son métier, par son exemple. Et pourtant Marie-Pierre, qui connaissait très bien la rudesse de cette vie, s'était toujours dit qu'elle n'épouserait jamais un agriculteur.

    Quelle est votre plus grande source de plaisir dans votre métier ?

    Le plaisir quotidien d'évoluer dans un environnement qui est le fruit de notre labeur et qui contribue à nourrir les Calédoniens. C'est un plaisir et une fierté.

    Quel métier auriez-vous aimé faire si vous n'étiez pas agriculteur ?

    Je n'avais pas vraiment de métier en tête. Au fond, je n'ai jamais choisi de métier, j'ai choisi un mode de vie et je ne me vois pas faire autre chose.

    Le manque de considération de nos métiers et de notre secteur par le monde institutionnel. Du côté des consommateurs, j'ai l'impression que c'est en train de changer, ça me rend optimiste.

    Qu'aimeriez-vous transmettre à vos enfants qui vont progressivement prendre votre relève ?

    Je souhaite leur transmettre un outil sain et fonctionnel qui leur permette de vivre dignement de leur métier en évitant de s'endetter comme nous avons dû le faire. J'espère également leur transmettre la volonté d'entreprendre qui nous a guidés, leur mère et moi, ces 30 dernières années.

    Quel est le principal obstacle que vous avez dû affronter jusqu'à présent ?

    Ça reste d'actualité. Le manque de considération de nos métiers et de notre secteur par le monde institutionnel. Du côté des consommateurs, j'ai l'impression que c'est en train de changer, ça me rend optimiste.

    De quoi êtes-vous le plus fier dans votre vie professionnelle ?

    Ma plus grande fierté est que mes deux fils, aujourd'hui âgés de 26 et 28 ans, reprennent notre exploitation, me si nous ne leur avons jamais mis la pression. C'est leur choix mais il nous rend heureux et fiers, mon épouse et moi.

    Quel regard portez-vous sur votre avenir d'agriculteur ?

    Le métier n'a cessé de se compliquer ces dernières années, tant du fait du changement climatique que des conditions économiques du territoire. Je garde toutefois beaucoup d'espoir car notre métier est essentiel. Je nourris d'ailleurs toujours des projets, comme celui d'un labo de transformation qui sera opérationnel au premier semestre. L'objectif est de pouvoir adresser des produits prêts à être cuisinés à la restauration collective et aux cantines scolaires.

    En quoi la CAP-NC vous a été utile ?

    J'ai envie de retourner un peu la question, car j'espère aussi être utile à la Chambre en tant qu'élu. Depuis 2018, ce statut m'a permis de mettre les doigts dans la mécanique du secteur et de jouer un rôle pour permettre une meilleure compréhension entre les professionnels et les institutionnels. De manière générale, j'ai un engagement bénévole associatif fort depuis plus de 15 ans. Je suis notamment à l'origine de la création de la FNSEA-NC, dont je suis toujours membre du bureau.

    Quelle est la machine à laquelle vous tenez le plus ?

    Sans hésiter, et même s'il n'a plus vraiment fière allure, mon premier tracteur que j'ai toujours chez moi. Je l'ai dit à mes fils, même quand il ne fonctionnera plus, il sera toujours là. C'est un Valtra Valmet 8050 fabriqué en Finlande que j'ai acheté en 1999.

    Avec quelle personnalité calédonienne aimeriez-vous parler de votre métier ?

    J'ai eu la chance de dialoguer avec beaucoup de personnalités grâce à mes différents engagements, mais je pense à quelqu'un dont je suis assez admiratif et dont j'aime les valeurs. Oui, à la réflexion, j'aimerais bien pouvoir discuter avec Antoine Kombouaré.

    Note

    La Calédonie agricole est le magazine de la Chambre d'agriculture et de la pêche de Nouvelle-Calédonie.

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