- Anne-Claire Pophillat | Crée le 21.02.2026 à 14h04 | Mis à jour le 21.02.2026 à 14h30ImprimerLors d’un point presse vendredi 20 février, Claire Durrieu a indiqué qu’une partie dédiée à l’urgence sociale avait été rajoutée au pacte de refondation, à Paris, et qu’elle est dotée de "moyens de l’État". Photo A.-C.P.Claire Durrieu a fait un point sur son cinquième déplacement en Nouvelle-Calédonie, vendredi 20 février, qui avait trait au pacte de refondation économique et sociale. La directrice de la mission interministérielle a notamment déclaré que l'État devrait bientôt annoncer les premiers projets du plan de relance. Explications.
Au terme de son cinquième déplacement en Nouvelle-Calédonie en tant que directrice de la mission interministérielle de reconstruction et de refondation, Claire Durrieu a évoqué l'enjeu principal de son séjour, vendredi 20 février, à savoir la mise en œuvre des dispositifs qui relèvent de l’État dans le pacte de refondation économique et sociale prévu sur cinq ans. "On a convenu avec les partenaires qu'il fallait accélérer, parce qu'il y avait encore des chantiers très importants devant nous."
Baisse de l’impôt, défiscalisation bonifiée, garantie bancaire…
Ces derniers se déclinent dans six domaines spécifiques. Le premier concerne la relance de l’emploi et de l’activité, qui comprend des mesures d’attractivité, notamment une baisse de l’impôt sur les sociétés et les modalités afférentes (réinvestissement sur le territoire, bénéfice pour les salariés). Une "défiscalisation nationale bonifiée" est également prévue, afin d’inciter les propriétaires d’entreprises détruites pendant les émeutes à réinvestir, à condition d’engager les démarches avant le 31 décembre 2027. "C’est un coup de pouce financier pour une reconstruction rapide." Un dispositif de garantie bancaire et d’augmentation de microcrédit, notamment en terres coutumières, est envisagé, ainsi qu’un autre visant à faciliter l’assurabilité des biens. L’idée de créer une zone franche est en réflexion.
Un plan de relance de l’investissement de 23,8 milliards de francs (200 millions d’euros) est acté et "les premiers projets devraient être annoncés dans les jours à venir", précise Claire Durrieu, ajoutant que le haut-commissariat doit communiquer sur le sujet.
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Nickel : subvention et aide à l’investissement ?
La partie concernant le nickel constitue un des plus gros dossiers. Il en avait déjà été largement question lors de sa dernière visite, en janvier. La priorité est de décider "du nombre d’usines qui resteront. Est-ce que le territoire veut ou non les garder ? Le Congrès y répondra dans les prochaines semaines, je pense", avance Claire Durrieu. De ce verdict dépendra ensuite la stratégie adoptée concernant les leviers permettant le retour à la rentabilité des usines. Car ce n’est qu’à cette condition, que "l’État pourra accompagner la période de transition et aider à baisser le coût de l’énergie", une des principales sollicitations des potentiels repreneurs, souligne la directrice de la mission, avec celle d’autoriser davantage l’export. Dans ce contexte, la volonté du gouvernement d’ouvrir les réserves métallurgiques à l’exportation est "un signal positif qui leur est envoyé". Le soutien à l’énergie "pourrait se traduire par un appui financier à l’investissement pour une Step (Station de transfert d’énergie par pompage) - des crédits de l’État sont prévus pour un avant-projet détaillé à Tontouta -, ou par des subventions".
Claire Durrieu a par ailleurs annoncé que l’État a officiellement saisi, en début de semaine, la Commission européenne, pour "demander que soit davantage reconnu le caractère stratégique du nickel et des minerais calédoniens au niveau européen".
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Jeunesse, équilibre des finances publiques et urgence sociale
Une enveloppe de 8,3 milliards de francs (70 millions d’euros), qui devrait "être déployée dans les prochains mois", assure Claire Durrieu, est dédiée à la jeunesse, quatrième pilier du pacte de refondation. Il est question d’une centaine de postes pour lutter contre le décrochage (éducateurs, psychologues, travailleurs sociaux, médiateurs, etc.), de plusieurs centaines de services civiques, mais aussi de la création d’un nouveau centre du SMA dans le Grand Nouméa, pour lesquels "les financements sont dans le budget 2026".
Concernant les finances publiques - outre ce qui est inscrit dans le budget 2026 de la Nouvelle-Calédonie adopté par le Congrès jeudi 19 févrer -, les travaux portent essentiellement sur l’élaboration d’un contrat financier pluriannuel, dont une première version est attendue mi-2026. Le document doit transcrire les modalités du désendettement et du retour à l’équilibre du territoire d’ici 2030. Il repose "sur l’accompagnement de l’État, ainsi que sur un certain nombre de réformes locales sur lesquelles les élus doivent se mettre d’accord, précise Claire Durrieu, à la fois d’urgence et structurelles, afin de permettre à la Nouvelle-Calédonie de relancer l’économie et réduire son déficit." Le gouvernement plancherait notamment sur les niches fiscales et le Ruamm.
Un sixième pilier a été rajouté à Paris. Il concerne l’urgence sociale, et doit se décliner "avec des moyens de l’État", conclut Claire Durrieu, attendue à nouveau en avril.
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