
Le virus de la grippe aviaire progresse dans le Pacifique Sud, indique le gouvernement dans un communiqué, ce mardi 21 juillet, quelques semaines après son arrivée en Australie [1]. Les autorités sanitaires australiennes déclarent désormais dix-sept cas de H5N1 confirmés ou présumés chez des oiseaux sauvages migrateurs [2], (huit en Australie-Occidentale, cinq en Australie-Méridionale et deux en Nouvelle-Galles du Sud), la plus récente concernant un pétrel retrouvé sur une plage au nord de Perth.
La maladie contagieuse, qui touche surtout les oiseaux et les volailles, a également atteint les côtes néo-zélandaises [3]. En effet, Aotearoa a annoncé, le 15 juillet, la première détection du virus H5N1, la souche actuellement en circulation dans le monde, sur un oiseau marin pélagique sur une plage près de Wellington. Un dépistage "isolé, sans signe de mortalité massive dans la faune sauvage", a indiqué le ministre néo-zélandais de la Biosécurité, Andrew Hoggard, cite le communiqué. Un second cas a ensuite été repéré le week-end dernier sur un busard des roseaux (kahu), un rapace indigène, à 90 km de Wellington, qui aurait "probablement contracté le virus en se nourrissant d’oiseaux infectés".
Malgré tout, affirme le gouvernement, aucun cas n’a été détecté à ce jour dans les élevages avicoles, ni en Australie ni en Nouvelle-Zélande. Les deux pays conservent ainsi, pour l’instant, leur statut indemne au sens de l’Organisation mondiale de la santé animale (Omsa).
La situation nécessite cependant une plus grande vigilance de la part des pouvoirs publics calédoniens, informe l’exécutif, d’autant que les labbes et les pétrels géants sont des espèces d'oiseaux marins identifiées comme des vecteurs plausibles de la diffusion du virus depuis l’océan Austral. "Leur mode de vie pélagique en fait des sentinelles précoces, mais aussi des vecteurs difficiles à contrôler, puisqu’ils suivent des routes de migration très étendues dans le Pacifique Sud."
Grippe aviaire : la Nouvelle-Calédonie renforce sa vigilance [4]
De fait, le service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (Sivap) de la direction des Affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (Davar), suit avec attention l’évolution de la situation sanitaire dans la région, en lien avec les autorités australiennes, néo-zélandaises et les organisations internationales.
La Nouvelle-Calédonie a également renforcé les mesures de biosécurité aux frontières, du fait de la proximité géographique avec les foyers trouvés. Cependant, insiste le gouvernement, la principale menace "reste la migration d’oiseaux sauvages porteurs du virus, un phénomène naturel difficile à maîtriser".
Le Sivap rappelle donc la principale règle à observer, à savoir ne jamais toucher ni manipuler un oiseau sauvage malade ou mort. Le service précise par ailleurs que "la consommation d’œufs et de viande de volaille correctement cuits ne présente pas de risque particulier". Et que le danger pour la santé humaine "reste faible", le virus touchant rarement l’homme, "sauf en cas de contact direct, prolongé et rapproché avec un grand nombre d’oiseaux malades".
Enfin, les éleveurs professionnels et les particuliers qui détiennent des volailles ou des oiseaux sont priés de déclarer leurs animaux au Sivap, via ce formulaire en ligne [5].
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/un-premier-cas-de-grippe-aviaire-h5-detecte-en-australie
[2] https://www.lnc.nc/article/en-australie-la-grippe-aviaire-h5-detectee-chez-un-oiseau-marin
[3] https://www.lnc.nc/article/la-grippe-aviaire-h5-s-etend-en-oceanie-un-premier-cas-detecte-en-nouvelle-zelande
[4] https://www.lnc.nc/article/grippe-aviaire-la-nouvelle-caledonie-renforce-sa-vigilance
[5] https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdGT4sMEb7vxH_rjqs8T4rOyikQcnsJO82YO6x5iMFmBrDd1g/viewform
[6] https://www.lnc.nc/user/password
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