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    Nouvelle Calédonie
  • A.T. | Crée le 16.04.2024 à 07h47 | Mis à jour le 16.04.2024 à 13h24
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    Sans les huit sites miniers du Nord, l’activité de l’usine devrait bientôt en pâtir à son tour. Photo Archives LNC / Yann Mainguet
    Alors que la province Nord maintient son refus de délivrer les autorisations d’exploitation des sites miniers de la SLN, faute de garanties financières jugées suffisantes, l’industriel condamne les menaces et injures dont sont la cible certains de ses salariés et annonce qu’elle déposera systématiquement plainte.

    Dans le bras de fer qui oppose la SLN et la province Nord qui refuse de renouveler les autorisations d’exploiter les sites miniers de l’industriel, sur son territoire, depuis le 11 avril, date de renouvellement des garanties financières, l'industriel a dressé un point de situation, ce lundi soir. Et pour l'heure, le statu quo demeure. 

    Pour rappel, ce dispositif bloque un montant qui doit permettre aux institutions du Sud et du Nord d’avoir la garantie qu’elles puissent remettre en état ou réhabiliter un site après un éventuel accident environnemental (pollution, etc.) ou en cas de départ de l’opérateur. Or Paul Néaoutyine demande désormais à l’industriel, dont l’actionnaire a trouvé un accord avec l’État pour renouveler ces engagements pour une période de douze mois, de s’engager pour une période de quatre ans, soit jusqu’au 11 avril 2028.

    "Trouver une solution rapide"

    Dans ce contexte, l’activité n’a pas repris sur les huit sites miniers de la SLN, qui assure, dans un communiqué, "déployer les meilleurs efforts pour faire valoir ses droits, trouver une solution rapide à cette situation et obtenir l’accord du président de la province Nord."

    Toujours est-il, depuis jeudi, les salariés, sont "invités" à travailler sur des activités de nettoyage, de mise en sécurité des outils ou de formation. Après un week-end d'arrêt complet du travail, les salariés sont à nouveau sur leur site minier, pour des activités du même type, organisées sur les journées ces lundi et mardi, précise la direction. 

    Menaces et injures

    Par ailleurs, l’industriel déplore fermement des débordements qui se sont produits à l’encontre de certains de ses employés. "Des salariés de l’entreprise à différents points du territoire ont été injuriés ou menacés du fait de leur appartenance à la SLN", assure la direction qui "ne peut que condamner ces actes" et annonce que des plaintes seront systématiquement déposées en "pareille situation".

    "La SLN est une entreprise privée calédonienne dont l’objectif est de valoriser au mieux la ressource nickel, en premier lieu au bénéfice de la Nouvelle-Calédonie, ses employés et sous-traitants", conclut la société.

    Au total, 750 salariés sont concernés (hors sous-traitants) par l’arrêt de cette activité.

    Blocages à Kouaoua et à Thio

    Depuis jeudi soir, la mine de Kouaoua est bloquée par un collectif qui entrave l'accès au site aux salariés.

    Par ailleurs, à Thio, où les mines situées en province Sud bénéficient donc d'autorisations d'exploitation, un collectif bloque également l'activité sur  site depuis le 2 avril en raison d'un conflit lié à la gène engendrée par le roulage et au sujet de la rénovation de la route communale, précise la SLN.

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