- Baptiste Gouret | Crée le 21.10.2026 à 16h07 | Mis à jour le 21.10.2026 à 16h07ImprimerCharline Peyro et Enora Pannetier, gérantes de Nino Bijoux, participaient pour la première fois au job dating de la province Sud. Photo Baptiste GouretComme chaque année, la province Sud organisait ce mercredi 21 octobre un job dating à Ko We Kara. Plus de 2 000 jeunes de 16 à 26 ans s’y sont déplacés pour tenter de décrocher un des 600 postes proposés par les entreprises présentes, en recherche d’effectifs supplémentaires à l’approche des grandes vacances.
Dans les jardins de Ko We Kara, les toiles tendues se sont révélées trop étroites pour protéger du soleil les dizaines de jeunes qui patientaient, CV en mains, dans d’interminables files d’attente. La grande salle du centre culturel débordait, elle aussi, de candidats. "C’est quand même long", soufflait une jeune femme après trois heures sur place, dont une bonne partie à attendre son tour. "Dès l’ouverture à 7 heures, il y avait déjà du monde partout", rapporte Stéphanie Galliot, cheffe de service à Direction de l’emploi et du logement (DEL) de la province Sud.

À 11 heures, plus de 2 300 personnes avaient franchi la grille de Ko We Kara pour participer au job dating de la province Sud, ce mercredi 21 octobre. Photo Baptiste GouretOrganisée chaque année par la province Sud, l’opération Job d’été a une nouvelle fois attiré la foule, ce mercredi 21 octobre. À 11 heures, 2 330 jeunes avaient déjà franchi la grille de Ko We Kara, qui accueillait pour la deuxième année consécutive l’évènement, dans l’espoir de décrocher l’un des 600 postes à pourvoir sur la journée. "C’est un moment très attendu par nos jeunes, car il leur permet une prise de contact directe avec les recruteurs", note Stéphanie Galliot.
Argent de poche et expérience
Malgré l’ouverture d’une plateforme de recrutement en ligne le 1er octobre, le job dating continue d’être largement plébiscité par les 16-26 ans à qui il s’adresse. "Selon l’enquête menée l’an dernier, c’est d’ailleurs principalement grâce à cet évènement qu’ils trouvent un stage", poursuit la cheffe de service de la DEL. Dans le hall du centre culturel, un espace dédié à la création de CV leur permettait de préparer leur candidature, avant de se présenter devant les stands des 24 entreprises et collectivités représentées.

Tyssia, Evan, Brittany et Emma sont venus candidater, ce mercredi, à Ko We Kara. Photo Baptiste GouretLes profils des candidats étaient aussi variés que les raisons de leur présence, ce mercredi. "J’ai besoin d’argent de poche", reconnaît d’emblée Tyssia, 19 ans, en licence de droit à l’UNC. Son salaire – entre 65 % et 100 % du SMG selon les entreprises – lui servira à financer la poursuite de ses études en Nouvelle-Zélande, espère-t-elle. L’an dernier, c’est grâce au job dating qu’elle a pu décrocher plusieurs semaines de stage au sein d’une agence bancaire de la BNP.
Evan, lui, y voit plus un intérêt pour son CV que pour son porte-monnaie. L’étudiant de 19 ans, inscrit en première année d’éco-gestion à l’université, espère obtenir un poste dans une banque pour "mettre en pratique mes connaissances" et "côtoyer le monde professionnel". Son camarade de classe, Abraham, cherche avant tout un remède à l’ennui. "Je n’aime pas trop rester sans rien faire, c’est l’occasion de m’occuper pendant les vacances."
Des secteurs d’activité multiples
Derrière les stands, les recruteurs tentaient de maintenir un rythme soutenu pour affronter le flot de candidats. En fin de matinée, certains avaient déjà plié bagage, conscients qu’ils trouveraient leur compte parmi les dizaines de demandes. Commerces, distribution, hôtellerie, restauration, collectivités, banques… Les secteurs d’activité étaient multiples, leurs besoins aussi. "Ça va de 5 postes à pourvoir pour les plus petites entreprises jusqu’à 150", explique Stéphanie Galliot.

Un espace dédié à l’élaboration des CV était aménagé dans le hall du centre culturel. Photo Baptiste GouretGérantes de Nino Bijoux, une boutique installée rue de l’Alma, à Nouméa, Enora Pannetier et Charline Peyro participaient pour la première fois au job dating de la province Sud. Après quatre années à utiliser exclusivement la plateforme de recrutement en ligne, "on voulait rencontrer les candidats plutôt que continuer à les sélectionner sur la base d’un bout de papier", dit Enora Pennetier. Un "recrutement au feeling" qui présente l’avantage de "voir tout de suite le niveau de motivation", estime Charline Peyro. À la mi-journée, les deux commerçantes avaient déjà rencontré "une quarantaine de candidats" pour dix postes d’animateurs de stands dans les centres commerciaux. "C’est intense, mais c’est vraiment une superbe initiative."
Entre la plateforme en ligne et la journée job dating, la province Sud recense chaque année "5 000 inscriptions" de jeunes en quête d’un job d’été, souligne Stéphanie Galliot. Près de la moitié d’entre eux parvient à décrocher un stage.
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