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  • AFP | Crée le 04.07.2026 à 17h30 | Mis à jour le 04.07.2026 à 17h30
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    Particulièrement résiliente face à la hausse des températures des océans, la Grande Barrière de corail est toutefois dans un état jugé préoccupant par l’Unseco. Photo AFP
    La Grande Barrière de corail australienne a échappé à son inscription sur la liste du "patrimoine mondial en péril" de l’Unesco, qui a tout de même exprimé vendredi sa "préoccupation absolue" concernant l’évolution de ce récif à la stupéfiante biodiversité.

    "Bien que la résilience de la barrière reste évidente, sa capacité à tolérer de tels événements et à récupérer est de plus en plus compromise, il s’agit d’une préoccupation absolue", note l’Unesco dans son rapport préliminaire.

    L’agence onusienne surveille la barrière depuis 2021. Elle avait alors prévenu que ce récif de 2 300 kilomètres de coraux tropicaux, très touristique, risquait de rejoindre la liste du patrimoine mondial en péril. Mais l’Unesco note que l’Australie a fait des progrès sur les sujets du changement climatique, de la qualité des eaux, de la pêche durable et du nettoyage des débris qui peuvent menacer le corail.

    L’an dernier, les scientifiques ont rapporté le blanchissement "le plus étendu" de la barrière jamais observé, provoqué par des températures océaniques étouffantes en 2024 qui ont engendré "des niveaux de stress thermique sans précédent" depuis les premiers relevés, il y a près de 40 ans.

    La Grande Barrière, cinquième plus gros employeur australien

    L’Australie a changé sa loi en 2025 pour durcir les restrictions de destruction de la végétation indigène près du récif, mais l’Unesco avait appelé à des mesures plus fortes contre le dragage et la surpêche.

    La Grande Barrière de corail "contribue à l’économie à hauteur de neuf milliards de dollars australiens (5,5 milliards d’euros) chaque année et est le cinquième plus gros employeur national, avec 77 000 emplois. Nous ne devrions pas avoir besoin que l’Unesco nous dise que nous devons en faire plus pour la protéger", a souligné Lissa Schindler, une responsable de l’Australian Marine Conservation Society.

    L’Australie doit transmettre un nouveau rapport de progression sur la situation en 2028.

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