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    Nouvelle Calédonie
  • Anne-Claire Pophillat | Crée le 13.04.2026 à 15h33 | Mis à jour le 13.04.2026 à 15h34
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    Jacqueline de la Fontinelle lors d’une causerie à la bibliothèque Bernheim en 2021, sur l’ouvrage coécrit avec Yvette Boawe, "Vivres et vivre en terre a’jië, cuisine et culture en Nouvelle-Calédonie". Photo Archives LNC / Thierry Perron
    Professeure de langues océaniennes à l’Institut national des langues et civilisations orientales, Jacqueline de la Fontinelle a notamment œuvré à la transmission des langues kanak, en particulier l’A’jië, dont elle était spécialiste. La linguiste vient de décéder à l’âge de 93 ans.

    Le gouvernement rend hommage, dans un communiqué, à "l’éminente" linguiste Jacqueline de la Fontinelle, décédé samedi 11 avril à 93 ans, qui a consacré sa vie aux langues océaniennes, plus particulièrement à l’A’jië, sur lequel elle a écrit sa thèse : La langue de Houaïlou : description phonologique et description syntaxique en 1976. Elle deviendra ensuite professeur "émérite" de langues océaniennes justement à l’Inalco, Institut national des langues et civilisations orientales.

    Parmi ses contributions et ouvrages : un article sur les jeux d’enfants de la région de Houaïlou en 1959, Les langues du pays kanak en 1999, Les Mauvaises herbes et graminées à Houaïlou dans le Journal de la Société des Océanistes en 2002, ou encore, avec Yvette Boawe, Vivres et vivre en terre a’jië, cuisine et culture en Nouvelle-Calédonie, en 2021.

    "Engagement scientifique et humain"

    Cette figure majeure de la recherche a ainsi dévolu la majeure partie de son existence à "l’étude, à la transmission et à la valorisation des langues kanak", indique le gouvernement. "Par son engagement scientifique et humain, elle a contribué de manière exceptionnelle à la connaissance et à la reconnaissance du patrimoine linguistique de la Nouvelle-Calédonie […] et a joué un rôle déterminant dans sa préservation et sa mise en lumière".

    Des travaux nourris par sa connaissance du pays, terre d’adoption, Jacqueline de la Fontinelle ayant rencontré, pendant ses études à Paris dans les années 1960, puis épousé Hippolyte Kasarhérou, originaire de Waa Wi Lûû.

    Aujourd’hui, ses productions sont toujours une référence, estime le gouvernement, à la fois pour les chercheurs et les locuteurs de langues kanak. Et cet héritage se perpétue à travers ses enfants, Emmanuel et Joël Kasarhérou, le premier étant historien et archéologue, président depuis 2021 du musée du Quai Branly et ancien conservateur du patrimoine kanak, quand le second, scientifique et entrepreneur, a fondé le parti politique Construire autrement, en 2019.

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