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    Environnement
  • AFP | Crée le 29.01.2026 à 13h00 | Mis à jour le 29.01.2026 à 13h00
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    Le programme permettra un état des lieux de la répartition et de l’abondance des dauphins et des cachalots, mais aussi des oiseaux, tortues, raies, requins et grands poissons. Photo archives LNC Delphine Bossy
    Pendant cent jours, des scientifiques vont survoler 850 000 km² d'océan en Polynésie française pour recenser dauphins, cachalots, tortues, requins et oiseaux du large. Une opération inédite destinée à mieux connaître la mégafaune pélagique et à orienter les futures politiques de protection de cet immense territoire maritime.

    Une campagne d’observation aérienne de cent jours a débuté ce mercredi 28 janvier en Polynésie française pour recenser les grandes espèces marines sur 850 000 km2, a annoncé l’Observatoire Pelagis (CNRS/Université de La Rochelle).

    Le programme REMMOA II (Recensement des mammifères marins et autre mégafaune pélagique par observation aérienne) permettra un état des lieux de la répartition et de l’abondance des dauphins et des cachalots, mais aussi des oiseaux, tortues, raies, requins et grands poissons.

    Ces grandes créatures du large demeurent mal connues, y compris de la communauté scientifique. En observant les modes de vie, la biologie et l’état de conservation de ces espèces, le programme cherche aussi à comprendre l’effet des variations des paramètres environnementaux sur ces animaux, notamment dans le contexte de changement climatique.

    "On veut fournir des données pour guider les politiques de conservation afin de mieux protéger l’océan", a expliqué le Dr Jérôme Spitz, directeur de l’observatoire Pelagis et chercheur au CNRS.

    Les répartitions de certaines activités humaines (pêche, trafic maritime, déchets) seront également répertoriées.

    L’océan, 99 % du territoire polynésien

    Cette campagne permettra de comparer ses observations avec celles réalisées en 2011, dans le cadre de REMMOA I. L’équipe scientifique pourra ainsi compléter l’inventaire des espèces et évaluer les changements d’abondance et de distribution de la mégafaune marine. Elle pourra aussi identifier des zones à plus forts enjeux de conservation.

    "En côtier, on a des connaissances, mais en haute mer, c’est plus compliqué, et là on va pouvoir observer de larges zones en peu de temps, ce qui n’est possible que par avion", a expliqué Mathieu Grellier, chargé de mission à l’Office français pour la biodiversité, qui appuie les politiques environnementales de la Polynésie française.

    L’océan représente 99 % du territoire polynésien et constitue un enjeu majeur pour la collectivité du Pacifique. La Polynésie française avait ainsi annoncé à la Conférence des Nations unies sur l’océan à Nice en juin 2025 la création de la plus vaste aire marine protégée du monde, avec 4,8 millions de km2, dont 900 000 km2 sous protection stricte.

    Un fonds piloté par la Polynésie française a en outre été créé la semaine dernière. Il réunit neuf ONG et vise à réunir 15 millions de dollars (environ 1,5 milliard de francs) pour financer la surveillance de ces aires marines protégées, mais aussi pour promouvoir les savoirs traditionnels, la pêche durable ou la souveraineté alimentaire.

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