- AFP | Crée le 13.02.2026 à 11h25 | Mis à jour le 13.02.2026 à 11h25ImprimerLes deux astronautes françaises Claudie Haignere et Sophie Adenot discutent pendant une conférence, avant le départ de cette dernière pour la station spatiale internationale. Photo AFP / Ludovic MarinAprès des mois de préparation et deux reports de dernière minute, la Française Sophie Adenot et les trois autres astronautes de Crew-12 s'apprêtent à décoller vendredi 13 février pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS).
L’envol, envisagé mercredi 11 février dans un premier temps puis jeudi, a été décalé en raison de mauvaises conditions météo : sauf nouveau contretemps, Sophie Adenot décollera donc vendredi 13 février à partir de 5h15 locales depuis Cap Canaveral en Floride. Elle sera accompagnée de deux astronautes américains et d’un cosmonaute russe pour le voyage vers la station, où se trouvent déjà deux autres Russes et un Américain.
Lunettes rouges sur les yeux, l’astronaute a partagé les derniers préparatifs sur les réseaux, expliquant avoir décalé ses heures de sommeil "pour préparer la journée du décollage. Nous mettons ces lunettes filtrant la lumière bleue deux heures avant l’heure prévue du coucher", écrit-elle.
Plus de 200 expériences scientifiques
Vendredi, elle deviendra la deuxième Française de l’histoire à effectuer un vol dans l’espace, après la pionnière Claudie Haigneré en 1996 et 2001, qui l’a inspirée. "J’avais 14 ans, j’ai eu le déclic quand je l’ai vue décoller […]. Je me souviens très bien que c’est à ce moment-là que je me suis dit, 'un jour ce sera moi'", confiait-elle récemment.
Trente ans après ce premier vol, et un parcours d’excellence dicté par cette envie d’espace, l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace, le MIT de Boston, l’Armée de l’Air, c’est à elle d’entrer dans l’histoire, quelques années après un autre Français, Thomas Pesquet, qui a relancé l’intérêt du grand public pour l’espace.
La semaine passée, elle a reçu les encouragements de ses prédécesseurs lors d’une visioconférence organisée à l’Élysée, l’occasion pour le président Macron de rappeler que le pays était "fier de continuer l’aventure spatiale à travers (elle)". Pendant les huit à neuf mois de la mission, elle participera à plus de 200 expériences scientifiques.
Tests neurosensoriels
Celles-ci porteront sur deux grandes familles : la recherche sur la microgravité d’abord, pour étudier notamment ses effets à long terme sur le corps humain, et la recherche liée à l’environnement spatial d’autre part. Orbitant depuis 25 ans à 400 kilomètres de la Terre, la Station spatiale internationale (ISS) est un laboratoire scientifique unique en son genre.
Sophie Adenot testera par exemple EchoFinder, un système mis au point par le Centre national d’études spatiales (Cnes), qui doit permettre aux astronautes de réaliser des échographies en totale autonomie, grâce à l’intelligence artificielle et à la réalité augmentée.
Elle se soumettra aussi à une série de tests neurosensoriels pour évaluer l’effet de son séjour en orbite sur la mémoire, la prise de risque ou la reconnaissance des émotions. Crew-12 sera aussi l’histoire commune d’une Française, de deux Américains, et d’un Russe dans l’espace, dans une Station spatiale internationale devenue le dernier espace de coopération internationale, au milieu de tensions diplomatiques multiples.
Fin de l’ISS programmée pour 2030
Crew-12 lui-même n’a pas totalement échappé à ces tensions. En novembre, le cosmonaute russe prévu de longue date pour la mission a été retiré d’urgence de l’équipe, soupçonné d’espionnage, selon des analystes, sans que la Nasa n’ait confirmé ce point. L’agence spatiale russe Roscosmos a évoqué simplement une mutation à un autre poste. Son successeur a été choisi pour sa participation à Crew-6 en 2023.
La fin de l’ISS, programmée pour 2030, signera la fin d’une aventure collective, avant que les stations n’entrent dans une ère plus commerciale, comme c’est déjà le cas pour les lanceurs. L’envol de Crew-12 se fera d’ailleurs grâce à SpaceX et sa capsule Dragon.
Ces dernières semaines, la Nasa avait dû anticiper leur départ en raison du retour anticipé de leurs prédécesseurs pour raisons médicales, une première. Et le choix d’une nouvelle date de lancement s’est retrouvé compliqué par le fait que la Nasa avait initialement programmé pour début février le lancement d’Artemis 2, le premier vol habité autour de la Lune en plus de 50 ans. Finalement, celui-ci a été reporté au moins à mars, laissant la voie libre à Crew-12.
Sophie Adenot et ses camarades sont attendus de retour sur Terre en octobre.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici











