France
  • AFP | Crée le 26.03.2019 à 04h30 | Mis à jour le 26.03.2019 à 08h30
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    760 000 immigrés algériens vivent en France, selon l’Institut national français de la statistique (Insee). Photo François Guillot/AFP

    POLITIQUE. A Paris, mais aussi Marseille ou Lille, des milliers d’Algériens ou Français d’origine algérienne se sont de nouveau réunis, dimanche, dans une atmosphère festive pour réclamer un changement de régime en Algérie, selon des journalistes de l’AFP.

    « On est là pour libérer l’Algérie une deuxième fois », lance sur la place de la République Khadija, 43 ans, drapeau algérien en guise de cape et casquette aux couleurs berbères. Algérienne installée en France depuis 19 ans, elle est venue de banlieue avec son fils de 2 ans et demi, qui de sa poussette ne perd rien du spectacle, et sa sœur Farida, une Lyonnaise de passage à Paris. Familles, bande d’amis, jeunes enfants et vieux militants - au total quelque 9 500 manifestants selon la préfecture de Paris - se côtoient et débattent entre les stands de brochettes et des merguez. Les percussions répondent aux youyous des femmes, un groupe entonne l’hymne national algérien, un chanteur improvise un raï aux accents politiques.

    « Il n’y a plus de différence entre les Arabes et les Berbères, c’est la particularité de ce mouvement », se félicite Khadija, en montrant les drapeaux algériens et berbères flottant côte à côte. Une pancarte « Bouteflexit » est accrochée au socle de la statue de la République, allusion humoristique à l’une des principales revendications des manifestants : le départ du président Abdelaziz Bouteflika, à la tête de l’Etat depuis 20 ans.

    « Je sais que ça va changer. Un jour ou l’autre, ça va basculer », assure Aniss Lallem, un agent de sécurité franco-algérien de 28 ans.

    « Mais la France a aussi son mot a dire. Elle protège ses intérêts en soutenant Bouteflika », accuse ce manifestant, qui est là « tous les dimanches » depuis le début du mouvement, il y a un mois. « Et le samedi, je suis avec les gilets jaunes. Mon week-end est complet ! », grince-t-il. 

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