Grand Nouméa
  • Gaëlle Grès | Crée le 25.01.2018 à 10h37 | Mis à jour le 25.01.2018 à 14h00
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    Sur le plateau scénique de près de 200 mètres carrés, l’animatrice Myriam Sarg répète son nouveau one woman show, qui se tiendra début mars. La salle de spectacle sert aussi pour les résidences d’artistes, notamment en été. Photo G.G
    Mont-Dore.Chaque semaine, découvrez les dessous d’une structure, privée ou publique, connue ou peu connue des Calédoniens. Aujourd’hui, direction le centre culturel de Boulari où, chaque année, plus d’une centaine d’événements sont présentés

    Situé dans le complexe sportif et culturel Boewa, le centre culturel de Boulari est divisé en deux. D’un côté la grande salle de spectacle, et de l’autre le pôle artistique. Pour entrer dans la salle, artistes et employés du service culturel passent par l’arrière. La fameuse « entrée des artistes » traverse un petit couloir qui mène à l’une des deux loges situées à chaque extrémité du centre. Muni de vestiaires, l’espace contient fauteuils, frigo, tables de préparation avec miroirs, et même un vieux piano. Bref, tout ce qu’il faut pour se préparer dans de bonnes conditions. « Parfois, les loges sont trop petites pour accueillir tout le monde, notamment lors des ballets. On met alors à disposition la salle de danse du pôle artistique », souligne Grégory Louzier, chef du service culture au Mont-Dore.

    200m2 de scène
    De là, les artistes n’ont alors que quelques pas à faire pour se retrouver dans les coursives de la scène. A l’abri des regards, derrière les rideaux noirs tendus, ils patientent avant d’entrer sur un plateau scénique de 200 mètres carrés. Chaque année, plus d’une centaine de spectacles y sont donnés. Les artistes prennent aussi possession de la scène lors de certaines résidences. C’est le cas actuellement de Myriam Sarg. L’humoriste et animatrice sur NRJ répète son nouveau one woman show. « Ce centre, c’est mon chouchou, reconnaît l’artiste. Il y a une équipe sympa, on nous laisse les locaux à disposition. La salle est grande et on joue dans de superbes conditions. » Sur scène, ces professionnels font face au public, mais également aux régisseurs. Chaque soir de représentation, ces derniers sont installés tout au fond de la salle, derrière les seize rangées de sièges. Là, deux régies se tiennent accolées au mur : la basse et la haute, accessibles par une porte située dans le hall. Les deux sont utilisées pour coordonner lumière et son. Dans ces petits espaces, les quatre techniciens du centre jouent avec les « platines » pour « conduire » le spectacle. « Il y a parfois un régisseur qui vient, lorsque le spectacle est réalisé à l’extérieur. Sinon, nous avons un document qui permet à nos propres régisseurs de “pupitrer” l’événement », explique Grégory. Ces techniciens profitent également du filage, une représentation à blanc et sans public, pour régler les détails et mener à bien le show. Mais le travail ne s’arrête pas là. Derrière la scène du centre culturel, un grand dock constitue l’espace technique. Projecteurs, amplis, câbles, etc. Des tonnes de matériels y sont entreposées. « Il sert à la fois de rangement et de travail pour l’entretien et la réparation du matériel », indique Grégory Louzier. En fonction des représentations, de nombreux éléments sont ainsi montés et démontés. « Chaque spectacle nécessite une implantation lumière différente », confirme Grégory Louzier, qui se souvient : « Il y a deux ans, on a accueilli le Théâtre national du Vietnam. Ils sont venus avec quarante tonnes de décors, et notamment une piscine de huit mètres par huit que l’on a installée sur la scène. Ça, c’était vraiment un gros boulot. »

    Artiste et public
    Au centre culturel, il y a aussi des endroits un peu plus visibles que d’autres. Le bureau de Paloma Leloup en fait partie. Dans le hall, où sont présentées chaque mois différentes expositions, une grande vitre sépare la secrétaire régisseuse, qui s’occupe notamment de la billetterie, du public. « Aujourd’hui, tout est informatisé sur un site de vente en ligne. Mais je paramètre les annonces et le soir de spectacles, la billetterie est toujours ouverte », rappelle- t-elle avec le sourire. Paloma gère également toutes les inscriptions à l’école des arts et des sports. Là aussi, tout se fait sur internet, mais elle reçoit encore des appels. « Une maman m’a apporté une poule en chocolat une fois, parce que je l’avais aidée à s’inscrire sur internet », se souvient Paloma. De tous ceux qui travaillent au centre culturel, c’est elle qui, paradoxalement, croise le moins d’artistes. « Ils passent parfois prendre un café. Mais à part les producteurs, je ne les vois pas. Moi, c’est le public », confie Paloma.

     

     

    Repères

    Entre 50 000 et 60 000 spectateurs par an
    « Avant le centre, il n’y avait pas d’espace vraiment culturel dans la commune. Beaucoup d’animations se déroulaient à la mairie. Et l’idée était aussi de réunir le sport et la culture dans un complexe », rapporte Grégory Louzier, chef du service culture au Mont- Dore. Aujourd’hui, le centre culturel fête ses 17 ans d’existence. Depuis toutes ces années, la structure n’a cessé de gagner en spectateurs. « Depuis dix ans que je suis en charge du site, nous sommes passés de 10 000 à presque 60 000 spectateurs par an », rapporte ainsi le chef de la culture.

    Dix ans de pôle artistique
    La grande salle du centre culturel a ouvert ses portes en 2001-2002, avant d’être rejointe en 2007 par le pôle artistique. « On voulait concentrer au même endroit l’offre de spectacle et les cours artistiques », rappelle Grégory Louzier. Située juste derrière le centre, cette structure complémentaire est composée de cinq salles de musique, dont un studio d’enregistrement, une salle de danse et un petit théâtre d’une centaine de places. Avec son côté intimiste et ses gradins, ce lieu est très apprécié des compagnies et des établissements scolaires.

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