Grand Nouméa
  • Aurélia Dumté | Crée le 08.02.2018 à 04h25 | Mis à jour le 08.02.2018 à 09h16
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    Le terrain situé à côté du lycée et quasiment en face des milk-Shakes devrait accueillir une caserne de gendarmerie effective fin 2019. Emplacement idéal, les militaires étant postés sur le parking des commerces très régulièrement. Photo A.D.
    Mont-Dore. Un tas de schiste a permis de modeler le terrain. Les travaux de terrassement du futur pôle de sécurité devraient débuter en mai, avec un an de retard. Tout commence par la gendarmerie à 650 millions.

    «Pôle de sécurité ». Trois mots entendus régulièrement dans les coursives mondoriennes. Et ce depuis maintenant plusieurs années. Le projet est cher au maire, Éric Gay. Et cher à la commune, avec une enveloppe de 650 millions de francs uniquement pour la première tranche. L’idée : créer un pôle qui réunira gendarmes, pompiers, policiers municipaux et agents du service hygiène.

    Le projet devrait enfin devenir concret cette année. Avec douze mois de retard, les travaux de terrassement de la caserne de gendarmerie devraient débuter fin avril début mai. Puis viendra la construction du bâtiment, en juillet, avec une livraison espérée à la fin 2019. Car le grand pôle de sécurité de Saint-Michel sera pour le moment une caserne qui remplacera l’actuelle basée au Pont-des-Français. « Pour les autres projets, nous n’avons pas encore les budgets, souligne Jacques Delaunay, responsable adjoint des services techniques municipaux. Les réunions doivent commencer cette année afin de définir les programmes pour la caserne des pompiers. »

     

    Tous les gendarmes sur un même site

    En attendant que tous les services soient réunis, les gendarmes seront donc les premiers à bénéficier d’une structure neuve. Et ce ne sera pas de trop. « L’actuelle caserne est très vieille et elle n’héberge pas tout le monde, alors que notre fonctionnement est d’avoir tout le personnel sur place, explique le colonel Ollivier Bouisset, commandant en second de la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie. La structure sera conçue pour abriter 18 familles, ce qui permettra de regrouper tout le monde. »

     

    Centraliser les services

    Aujourd’hui, les gendarmes sont dispersés aux deux extrémités habitées de la commune : au Pont-des-Français et à Plum. Pour le colonel, cette situation géographique « n’a pas nui à l’efficacité de la brigade. Ce qui est important, ce n’est pas tant d’être localisé à un endroit mais plutôt la capacité à se projeter sur le terrain et à occuper ce terrain », estime le commandant en second.

    Malgré tout, le choix du terrain, à Saint-Michel, à côté du lycée, permettra de centraliser les services de sécurité. Jean-Louis Marlier, chef de corps des pompiers, dont la caserne est basée à La Coulée, précisait dans nos colonnes le 18 octobre dernier : « On se rapprochera de la majorité des Mondoriens, puisque les deux tiers de la population vivent dans le nord. » Mais que les Mondoriens du Sud se rassurent, une caserne restera à La Coulée.

    Un projet difficile à boucler

     

    En 2014, la construction de la caserne était estimée à 361 millions. Aujourd’hui, l’ensemble s’élève à 650 millions. En mai dernier, lors d’un conseil municipal, la mairie annonçait que l’État ne lui céderait pas à titre gratuit le terrain de la gendarmerie du Pont-des-Français, mais qu’en revanche il augmentait sa participation financière au projet, passant de 71 à 99 millions de francs. L’État louera également la future gendarmerie sur un bail de neuf ans, de quoi rapporter à la mairie 23 millions par an.

    Quant au chantier qui devait démarrer en mai 2017, il débutera finalement en mai de cette année. Mais malgré ces douze mois de retard, les services techniques annoncent tout de même une livraison pour fin 2019.

     

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