Grand Nouméa
  • | Crée le 06.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 06.04.2019 à 04h25
    Imprimer
    Education. Une centaine de lycéens du Mont-Dore ont participé à la première classe verte de la province Sud. Et ont fait quelques suggestions sur le site.

    Dernier jour pour les élèves du lycée du Mont-Dore, hier, à la rivière Bleue. Tous les sacs sont bouclés. Il faut à présent quitter les « cabadiennes », des cabanes en bois en forme de tipi, situées à l’entrée du Parc, où la première bac pro Environnement et les deux classes de BTS Métiers des services de l’environnement ont séjourné durant cinq jours. De multiples activités leur ont été proposées.

    Avant de repartir chez eux, les jeunes participants ont effectué un bilan de cette première classe verte avec des membres de la Direction de l’environnement de la province Sud et différents acteurs du Parc.

    « L’objectif principal de ce dispositif est de renforcer la cohésion au sein de vos différentes formations et de vous sensibiliser à la sauvegarde de votre environnement », souligne Nina Julié, l’élue en charge des questions liées à l’environnement de la province Sud, à la petite assemblée réunie à la Maison du parc. « Oui c’était trop bien », « à refaire », lancent des voix timides dans le public. L’opération a conquis tout le monde.


    « Le pinus est nuisible au site »

    Rowena, Emy, Jennifer et Lindsay, quatre étudiantes de BTS MSE, ont préparé un exposé oral : découverte de l’arboretum, analyse des captages d’eau, animations sportives, enlèvement d’espèces envahissantes. « La majorité d’entre nous ne savait que le pinus est nuisible au site car il absorbe trop d’eau. Il a été importé », s’étonnent-elles. La collectivité provinciale a demandé aux élèves de suggérer des points d’amélioration sur le parc de la rivière Bleue.

    « Premièrement, indiquer les espèces envahissantes sur des fiches, afin que les visiteurs en prennent connaissance », souligne Rowena. « Ensuite, ce serait bien d’installer plus de signalétiques concernant la localisation des captages d’eau. », évoque Jennifer. « Je rappelle qu’il ne faut pas qu’on y monte, réagit Joël, un agent du parc. Mais, bien sûr, si on inscrit qu’il ne faut pas s’y rendre, c’est très bien », poursuit-il. « Enfin, se rapprocher des gens des tribus de Yaté pour qu’ils nous expliquent l’histoire, de leur point de vue, des différents sites. Après cette acquisition de connaissance, implanter des panneaux sur ces lieux évoqués », conseille Emy. « Sinon, que du positif sur cette classe verte », tiennent à rassurer les quatre étudiantes. « Peut-être la prochaine fois se préparer plus en amont. Mais pour une première, tout s’est bien passé. Nous reviendrons », confie Nathalie Manzoni, la responsable du BTS MSE. Le coût total de l’opération s’élève à 400 000 francs par classe verte pour la Maison bleue.

    Aurélien Pol


    Repères


    Projet pilote en 2018

    Un projet pilote « classe verte » a été organisé par la province Sud en 2018. Testé par le collège Francis-Carco de Koutio, le dispositif a connu un franc succès. La collectivité a alors décidé d’ouvrir six séjours pédagogiques de ce type pour 2019.


    S’inscrire en classe verte

    Tous les lycéens et les collégiens de la collectivité provinciale peuvent s’inscrire en classe verte, pour deux à cinq jours, en complétant la fiche action du vice-rectorat. Pour les inscriptions des établissements de primaire, les enseignants devront remplir la fiche catalogue de la Direction de l’enseignement.

  • MEDIAS ASSOCIÉS
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS