Grand Nouméa
  • Sophie Boltz / sophie.boltz@lnc.nc | Crée le 16.04.2019 à 04h30 | Mis à jour le 16.04.2019 à 07h28
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    Pas facile de râper le coco. « Il faut bien l’attraper et râper en rythme. Je veux entendre la musique », conseille Thomas, un encadrant. Photos Thierry Perron
    TINA. Hier matin au centre Tjibaou, des élèves des écoles Frédéric-Surleau et Émily-Panné ont accueilli leurs camarades venus de Papeete. Un échange culturel intéressant.

    « C’est la réponse du berger à la bergère », introduit Stéphane Boussemart, directeur de l’école Émily-Panné. Après avoir séjourné à Tahiti en octobre dernier, des élèves de CM1, de son établissement et de Frédéric-Surleau, ont accueilli à leur tour des élèves de CE2 de l’école Saint-Paul-Sainte-Thérèse de Papeete. Un séjour qui s’inscrit dans le cadre du jumelage entre les villes de Nouméa et de Papeete.

    Hier matin, tous se sont rassemblés au centre culturel Tjibaou pour confectionner un bougna avant de le déguster. Éplucher les légumes, râper le coco, préparer le poulet et le feu… Tous les enfants se sont retroussé les manches. « Ça tombe bien, je n’ai jamais goûté le bougna », glisse Kaupe.

    Étape indispensable : la préparation du feu pour le bougna. Hier matin, elle a suscité beaucoup d’effervescence. Photo Thierry Perron

     

    Une scène qui réjouit enseignants et directeurs. « C’est très important pour eux de faire des découvertes dans le Pacifique », commente Stéphane Boussemart.

    « D’autant qu’on fait partie de la même famille. On a beaucoup de choses en commun », complète Tina Fareata-Mara, directrice de l’école Saint-Paul-Sainte-Thérèse. Pour beaucoup de petits Tahitiens, ce voyage en Calédonie est une première. C’est le cas d’Adrien qui est « hyper content d’être ici. »

    Lorsqu’il s’agit d’éplucher les légumes, les élèves sont plus à l’aise. « On épluche l’igname à partir de la tête et on descend », rappelle toutefois Raphaëlla, une encadrante.

     

    « Le coco représente la femme »

    Prêt à râper le coco, Daven, lui, n’a rien manqué de la symbolique de celui-ci. « Ça représente la femme. Le coco nourrit le foyer, ça fait boire les enfants », souligne-t-il.

    Pour les élèves tahitiens, cette matinée n’était qu’une entrée en matière. D’autres réjouissances les attendent tout au long de la semaine. Ateliers en anglais et numériques, visite de l’hôtel de ville, découverte des activités nautiques à la plage de Magenta, baignade au Centre aquatique de Nouméa, visites de l’Aquarium et du Parc forestier…

    Si l’échange sera renouvelé l’année prochaine ? Pour les directeurs des écoles, ce n’est pas l’envie qui manque. Mais pour le moment, rien n’est confirmé.


    L’opération de tressage demande beaucoup de doigté.


    Les écoliers ont appris à tresser les feuilles de cocotiers et de bananiers pour faire des assiettes et les bougnas.

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