- Anne-Claire Pophillat | Crée le 22.03.2026 à 13h53 | Mis à jour le 22.03.2026 à 13h53ImprimerÀ Nouméa, les électeurs se déplacent avant tout, comme ici au collège de Portes-de-Fer, lors du second tour des municipales, parce qu’ils estiment que voter est un droit et un devoir. Photo Anne-Claire PophillatEn ce second tour des municipales, dimanche 22 mars, nombreux sont les électeurs à se rendre aux urnes, afin d’utiliser leur "droit de vote", accomplir leur "devoir", mais aussi saisir l’occasion de "donner son avis".
"C’est un droit et un devoir", pose Marcelline, à la sortie de la salle omnisports de l’Anse-Vata, où elle vient de glisser un bulletin dans l’urne. Il n’y a pas d’exception. La Nouméenne se déplace pour chaque scrutin. Et en cas d’absence, elle fait une procuration. "C’est important, surtout par rapport aux femmes qui ne disposent pas de ce droit dans d’autres pays du monde."
Mireille corrobore. "Nous, on a cette chance, il faut s’en saisir." Pas question donc de faillir à sa responsabilité en tant qu’administré. "J’utilise mon droit de vote, ajoute Patrick. Des gens se sont battus pour cela, donc je le respecte, c’est important de faire son devoir de citoyen." Même si aucun candidat ne lui avait convenu, Nathan, tout juste 18 ans – il les a fêtés l’an dernier -, serait venu jusqu’à son centre de vote, installé à l’école Teyssandier-de-Laubarède, à la Vallée-du-Tir. Il veut assumer "son devoir", une "valeur" qui compte pour lui. "Si aucun d’entre eux ne m’avait intéressé, je me serais quand même déplacé pour voter blanc", affirme le jeune homme.
"S’investir dans la vie de la commune"
Marcelline se déplace également par conviction. "Je vote pour donner mon avis, c’est une façon de m’exprimer." "De faire entendre sa voix", insiste Jean, habitué des scrutins, qui est accompagné par Vanessa, son auxiliaire de vie sociale, jusqu’à son bureau situé au collège de Portes-de-Fer, récemment baptisé François-Ollivaud.

Jean est venu voter accompagné de son auxiliaire de vie, Vanessa, au collège de Portes-de-Fer. Photo Anne-Claire PophillatL’argument revient souvent dans la bouche des électeurs, les occasions étant rares de pouvoir se prononcer sur les affaires de la cité. "Chaque scrutin a son rôle, son importance, il ne faut pas comparer et il faut savoir pour quoi on vote, considère Mireille. Les municipales concernent la vie de tous les jours." C’est donc également un moyen de faire sa part, remarque Marcelline, impliquée. "C’est un moyen aussi de s’investir dans la vie de la commune."
"Changer les choses"
Alors que la défiance grandit vis-à-vis de la classe politique en général, ainsi que le désintérêt, une partie de la population ayant perdu confiance dans ses représentants, pour certains électeurs, leur bulletin a un impact. "Ce n’est pas juste voter parce qu’on a le droit. Cela m’intéresse surtout pour les générations à venir", témoigne Mireille. De quoi espérer peser dans les décisions. "Je me suis renseigné sur les candidats, j’ai regardé les programmes, j’ai réfléchi", déclare Nathan. Se prononcer pour soutenir un projet. "C’est par le vote qu’on peut changer les choses en fonction de ce qui est proposé", juge Teddy, selon qui ce scrutin des municipales "est dépassé par un enjeu plus grand que d’habitude", en référence au contexte institutionnel.
À midi, la participation à ce second tour était plus élevée de quelques points que celle du premier tour, atteignant 30 % contre 26,6 % dimanche 15 mars.
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