Grand Nouméa
  • Aurélien Pol | Crée le 17.06.2019 à 04h25 | Mis à jour le 17.06.2019 à 10h35
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    Samedi, à l’Auberge du Mont-Koghi, les parrains ont découvert le fonctionnement d’une ruche et les différentes pratiques de l’apiculteur. Photo A.P
    DUMBÉA. Une initiation à l’apiculture a été organisée samedi à l’Auberge du Mont-Koghi par Les abeilles du Caillou, une société dumbéenne qui propose un nouveau concept : le parrainage de ruches.

    Samedi, à l’Auberge du Mont-Koghi, une douzaine de néophytes de l’apiculture ont enfilé leur tenue de protection. C’était jour d’initiation ! Les inscrits ont bénéficié de cours pratique et théorique dans ce domaine, ainsi qu’une dégustation de plusieurs miels venus de tout le pays. D’ailleurs, les élèves du jour n’ont pas été choisis par hasard. Ils se sont tous investis dans le parrainage de ruches, un tout nouveau concept dans le pays, importé par Les abeilles du Caillou, une société fondée en début d’année par Rémy Hachet, un apiculteur de la Vallée de la Nondoué. « Ce type de démarche existe en Métropole. Personne ne l’a proposé ici auparavant. »

    Cette initiative permet à des particuliers ou à des professionnels de parrainer des ruches d’apiculteurs, au nombre de quatre à ce jour, tous issus du Grand Nouméa, détenteurs de petits cheptels et qui souhaiteraient s’agrandir, afin de favoriser essentiellement la production locale. « Sur le territoire, il y a près de 12 000 colonies recensées. Selon le Centre de promotion de l'apiculture, nous avons un potentiel de 50 000. Ce projet vise à obtenir l’autosuffisance en termes de miel. L’objectif, c’est que l’on ne retrouve plus de miel importé sur nos étals. »

    42 parrains aujourd’hui

    Cette démarche a été proposée après un autre constat, « les particuliers n’ont pas tous la possibilité d’implanter une ruche chez eux. En finançant une partie de cette ruche, ils peuvent suivre son évolution sur notre site internet tout au long de l’année. Une rencontre est également programmée avec l’apiculteur. Ils auront également six pots de miel de 250 grammes par an, issus de leur ruche ».

    Quarante-deux parrains sont enregistrés aujourd’hui. « Etant apicultrice amatrice, j’adore ce projet que je trouve très important ici. Je n’ai pas hésité à le présenter à mon entreprise qui a tout de suite accepté. En tant que professionnels, nous parrainons deux ruches à 100 % au Mont-Dore », tient à indiquer Raja Boughanmi, employée dans une entreprise de la restauration industrielle. Quant à Dominique Apicella, marraine d’une ruche à l’Anse-Vata, « j’ai toujours aimé les abeilles, je pense que ça vient de mon nom de famille (rire). C’est trop fun, puis ça encourage la pratique d’une apiculture responsable et soucieuse du traitement des abeilles. » Selon Rémy Hachet, tous les apiculteurs enregistrés « sont certifiés BioCaledonia ou sont en cours de certification. Ils fournissent tous un travail consciencieux ».

    Du côté des petits apiculteurs inscrits, la démarche a tout de suite séduit. « Je possède une soixantaine de colonies et je m’en sortais bien jusque-là. Avec cette initiative, j’ai pu rajouter des ruches. En plus, Rémy nous achète le miel au-delà du prix du marché », explique Gaël Dagorn, le propriétaire du Miel de Trez Ruz du Mont-Dore. L’association Les abeilles du Caillou s’engage à commander une quinzaine de kilos par an, qu’elle revend par la suite.

    Les particuliers ont la possibilité de parrainer une ruche à partir de 15 000 francs par an.


    Savoir +

    Plus de renseignements sur la page Facebook : les abeilles du Caillou ou au 80 09 73.

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