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    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 17.07.2026 à 10h18 | Mis à jour le 17.07.2026 à 10h19
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    Un dispositif du BRGM mesure les flux et la concentration des gaz au niveau de la source hyperalcaline Angelline, au nord du lac de Yaté. Ces remontées témoignent de la présence d’hydrogène naturel, sans permettre encore de conclure à l’existence d’un gisement exploitable. Photo @BRGM
    Une note scientifique publiée le 2 juillet par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques confirme l’intérêt des roches du Grand Sud pour l’hydrogène naturel. Le BRGM a déjà mené une première campagne de terrain autour de Yaté. Mais aucun gisement exploitable n’est, à ce jour, identifié.

    La Nouvelle-Calédonie pourrait-elle tirer une nouvelle source d’énergie de son sous-sol ? Dans une note consacrée à l’hydrogène naturel, publiée le 2 juillet, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques cite les massifs calédoniens parmi les secteurs français les plus favorables à la formation de ce gaz.

    L’hydrogène naturel est produit par une réaction entre l’eau et les péridotites, c es roches riches en fer qui couvrent une grande partie du Grand Sud. En s’infiltrant dans leurs fractures, l’eau transforme certains minéraux et libère de l’hydrogène. Ce phénomène, appelé serpentinisation, est déjà connu autour de la baie de Prony et de Yaté.

    Dans son rapport d’activité 2025, publié le 10 juillet, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) indique être passé sur le terrain au cours de l’année. À la demande du Centre du nickel – Recherche, technologie, environnement et compétitivité (CNRTEC), il a mené une première étude du potentiel calédonien.

    Incertitude concernant un gisement

    Les chercheurs ont rassemblé les données disponibles et mesuré les gaz remontant notamment au niveau de la source hyperalcaline Angelline, au nord du lac de Yaté. Ces travaux ont permis de mieux repérer les zones émettrices et de suivre le comportement à proximité de la surface.

    La découverte d’un gisement reste pourtant très incertaine. La note parlementaire souligne que le Massif du Sud est fortement fracturé et ne semble pas disposer d’une couche géologique suffisamment étanche pour retenir le gaz. L’hydrogène peut don être produit en profondeur, puis s’échapper par les failles sans jamais former une réserve exploitable.

    Études géophysiques

    Ces remontées observées dans les sources constituent donc des indices, mais ne permettent pas d’établir une estimation de la ressource. Pour pouvoir exploiter le gaz, il faudrait encore trouver une zone où il est produit, un réservoir où il s’accumule et une couverture qui l’empêche de fuir. Des études géophysiques destinées à observer la structure du sous-sol sans le forer, doivent désormais préciser ce potentiel.

    L’enjeu est de taille dans un territoire où le coût de l’énergie pèse lourdement sur l’industrie, notamment celle du nickel. Mais avant de rêver à une nouvelle filière, il faudra trouver la preuve d’une accumulation exploitable en profondeur. À ce jour, la note parlementaire ne recense qu’un site exploité dans le monde, au Mali, avec une production encore très limitée.

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