- Julien Mazzoni | Crée le 18.02.2026 à 15h18 | Mis à jour le 18.02.2026 à 15h19ImprimerUn câble sous-marin de télécommunication sera déployé entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu. Photo d’illustration DRLe projet de câble sous-marin Tamtam, officiellement lancé mercredi 18 février à Port-Vila, doit renforcer la sécurité des communications numériques entre le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie et accueillir des capteurs scientifiques dédiés à l’observation des fonds océaniques.
Le Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie s’engagent dans une nouvelle coopération autour d’une infrastructure stratégique. Le câble sous-marin à fibre optique Tamtam a été officiellement lancé mercredi 18 février à Port-Vila, à l’occasion de la signature des accords encadrant sa mise en œuvre, indique le gouvernement.
D’une longueur de 411 kilomètres, le câble reliera la capitale vanuataise à Lifou, où son "atterrage" est prévu au sein de la station de l’Office des postes et télécommunications (OPT). Le projet a été conçu à l’origine pour offrir au Vanuatu une liaison internationale de secours, afin de sécuriser ses communications en cas de coupure sur les câbles existants.
Un câble de secours pour les télécommunications
Pour la Nouvelle-Calédonie, Tamtam doit permettre de diversifier les routes internationales de télécommunications et de garantir la continuité des communications en cas de coupure sur les câbles existants.
L’exécutif souligne également l’enjeu stratégique d’un tel équipement dans le Pacifique, au service de la continuité des communications et de la coopération régionale.
Au-delà de son usage télécoms, le câble Tamtam intégrera un dispositif scientifique inédit. Quatre capteurs baptisés CC-Nodes (Climate Change Nodes) seront installés le long du tracé, au niveau de la faille des Nouvelles-Hébrides. Reliés par des fibres optiques, ils permettront une observation en temps réel du fond océanique.
Détecter les séismes
Ces capteurs serviront notamment à la détection des séismes sous-marins et des risques de tsunami, à l’observation des vagues anormales et au suivi de l’évolution de la température globale de l’océan. Les données collectées seront accessibles gratuitement depuis la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu.
Le volet scientifique est financé par l’Ifremer et accompagné par l’Institut de recherche pour le développement (IRD). La société calédonienne Pacific Peering assurera le déploiement des équipements et prévoit de développer localement une plateforme dédiée à la collecte et au stockage sécurisé des données.
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