- Charles Baudry / Outremers360 | Crée le 12.08.2026 à 10h42 | Mis à jour le 12.08.2026 à 10h43ImprimerPlus de 20 milliards de francs doivent être investis dans un programme financé par Leonardo DiCaprio et Jeff Bezos, afin de protéger 100 espèces menacées dans le monde. Photo DR / Outremers360Le Bezos Earth Fund et l’organisation Re:wild, cofondée par Leonardo DiCaprio, lancent le Phoenix Species Project, une initiative dotée de plus de 20 milliards de francs destinée à sauvegarder 100 espèces menacées, parmi lesquelles figurent plusieurs présentes en Outre-mer, notamment en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, rapporte notre partenaire Outremers360.
Essayer de sauver de l’extinction 100 espèces parmi les plus menacées au monde. C’est l’ambition du Phoenix Species Project, une initiative internationale de conservation portée par le Bezos Earth Fund, créé par le fondateur d’Amazon Jeff Bezos, et Re : wild, organisation environnementale cofondée par l’acteur Leonardo DiCaprio. Dévoilé début août, le programme bénéficie d’une enveloppe initiale de plus de 20 milliards de francs (200 millions de dollars).
Le projet porte sur 100 espèces animales et végétales considérées comme étant au bord de l’extinction, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, invertébrés ou encore plantes, réparties dans une trentaine de pays sur cinq continents. L’idée est de concentrer des moyens humains et financiers importants sur un nombre limité d’espèces dont la situation est particulièrement critique, tout en protégeant les écosystèmes dont elles dépendent.
L’objectif n’est pas uniquement d’empêcher leur disparition immédiate, mais aussi de financer des opérations de restauration des habitats, de lutte contre les espèces invasives et le braconnage, des programmes d’élevage conservatoire et de réintroduction, mais également de soutenir les communautés et organisations locales engagées dans leur sauvegarde.
Des raies en Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie est concernée avec plusieurs espèces marines, dont une raie, Rhina ancylostoma (Bowmouth guitarfish en anglais). Malgré son apparence intermédiaire entre le requin et la raie, l’espèce appartient au groupe des raies, et est classée en danger critique d’extinction. Présente dans une vaste partie de l’Indo-Pacifique, de l’Afrique orientale jusqu’au Japon et à la Nouvelle-Calédonie, elle a subi un déclin important sous la pression de la pêche, notamment en raison de la valeur élevée de ses ailerons.
Le Rhynchobatus australiae (Whitespotted wedgefish en anglais) a également été sélectionné, une autre grande raie de l’Indo-Pacifique classée en danger critique d’extinction. Son aire de répartition s’étend de l’océan Indien occidental jusqu’au Pacifique, et comprend notamment la Nouvelle-Calédonie.
Un oiseau et un escargot en Polynésie française
Le monarque de Fatu Hiva (Pomarea whitneyi), l’un des oiseaux les plus menacés au monde, fait partie des 100 espèces retenues. Endémique de cette île de l’archipel des Marquises, cet oiseau ne vit nulle part ailleurs sur la planète. Autrefois relativement abondante, sa population s’est effondrée notamment à cause de la présence du rat noir, espèce invasive introduite sur l’île. Il n’en resterait qu’une trentaine d’individus. Le programme doit notamment contrôler les prédateurs invasifs et protéger son habitat.
Autre espèce polynésienne sélectionnée : le Partula affinis, un minuscule escargot arboricole endémique de Tahiti. Autrefois très diversifiés dans les îles de la Société, les escargots du genre Partula ont été décimés par l’introduction d’espèces invasives. La situation de Partula affinis est particulièrement critique, puisqu’il ne subsisterait qu’entre un et une cinquantaine d’individus à l’état sauvage, auxquels s’ajoute une population maintenue dans le cadre de programmes d’élevage conservatoire.
Mais aussi...
Dans l’océan Indien, figure notamment le requin nourrice à queue courte (Pseudoginglymostoma brevicaudatum), l’une des espèces de requins les plus menacées de cette région du monde. Son aire est concentrée dans l’ouest de l’océan Indien, vaste espace auquel appartiennent également Mayotte, La Réunion et les Îles Éparses.
Le poisson-scie vert (Pristis zijsron), autre espèce retenue par le Phoenix Species Project, possède une vaste aire historique dans l’Indo-Pacifique. Comme l’ensemble des poissons-scies, il a connu un effondrement spectaculaire de ses populations sous l’effet des captures accidentelles, de la pêche et de la disparition de certains habitats côtiers.
Dans les Caraïbes, le programme s’intéresse également au leptodactyle des Antilles (Leptodactylus fallax), imposante grenouille plus connue sous son nom anglais, Mountain Chicken. L’espèce ne subsiste que sur quelques îles, notamment la Dominique et Montserrat, mais son aire historique concernait également les Antilles françaises. Elle est considérée comme une espèce autochtone disparue de la Martinique.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici









![Matthew et Hunter : aux origines d’une souveraineté disputée [1/2]](https://www.lnc.nc/sites/default/files/styles/taxonomy_top_content/public/melody/314658/1ce38ab76a7a6efe3a3f38v_00138825.jpg?itok=rGaonrVB)

