- AFP | Crée le 14.10.2026 à 07h31 | Mis à jour le 14.10.2026 à 07h31ImprimerLe groupe minier Eramet va faire l’objet d’une reprise en main par l’État d’ici la fin de l’année. Photo AFP/Emmanuel DunandAu lendemain de l’annonce d’une reprise en main du groupe minier par l’État, l’action d’Eramet a perdu plus de 14 % à la Bourse de Paris.
L’action du groupe minier en difficulté Eramet a perdu plus de 14 % sur la journée de mardi 13 octobre à la Bourse de Paris, au lendemain de l’annonce que l’État va "augmenter significativement sa participation" pour en devenir "très largement le premier actionnaire" d’ici fin 2026.
L’action de l’entreprise valait 37,24 euros à la clôture mardi, contre 43,70 euros la veille à la même heure. L’entreprise dans son ensemble est valorisée un peu plus d’un milliard d’euros.
L’Élysée a annoncé lundi soir que l’État allait "augmenter significativement sa participation" au capital du groupe minier en difficulté, à l’occasion d’une augmentation de capital prévue fin 2026 et d’un montant allant jusqu’à 500 millions d’euros. L’État, qui détenait fin 2025 un peu plus de 27 % de l’entreprise, ne prévoit pas de franchir le seuil de 50 % de capital détenu.
Eramet a subi de lourdes pertes en 2025 (perte nette de 477 millions d’euros) et son endettement est élevé. Dans ce contexte, le groupe avait annoncé une augmentation de capital en février, présentée comme "essentielle pour le groupe", et programmée au quatrième trimestre.
"Excellente nouvelle"
La PDG de l’entreprise Christel Bories s’est félicitée lundi d’une "excellente nouvelle pour Eramet", avec un accord entre ses deux principaux actionnaires, l’État et la famille industrielle Duval. La famille Duval restera le deuxième actionnaire de l’entreprise, dans des proportions non encore connues, a indiqué Eramet.
Dans l’immédiat, cet accord "permet à Eramet de disposer rapidement des moyens financiers nécessaires pour rétablir ses équilibres", a réagi la PDG de l’entreprise, Christel Bories. Face aux médias, elle a indiqué que l’entreprise travaillait également à "l’amélioration de (sa) performance opérationnelle et financière", ainsi qu’à "une monétisation d’actifs ciblés", avec des cessions totales ou partielles de sites envisagées.
L’entreprise produit du manganèse, utile pour la fabrication d’alliages, du nickel qui sert à faire de l’acier inoxydable et des batteries rechargeables, des sables minéralisés et, depuis fin 2024, du lithium également utilisé dans les batteries électriques.
En 2024 et en raison du "contexte social très dégradé" en Nouvelle-Calédonie, des "accords de financement" de la filiale Société Le Nickel (SLN) avaient été mis en place par l’État Français, ce dernier finançant "l’impact de la SLN dans la performance financière et économique du groupe" afin de le "neutraliser", détaille Eramet.
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