- AFP | Crée le 01.07.2026 à 14h42 | Mis à jour le 01.07.2026 à 14h42ImprimerLe président des Palau, Surangel Whipps, a conclu avec les États-Unis, en décembre, un protocole d’accord qui autorise jusqu’à 75 ressortissants de pays tiers en provenance des USA à vivre et travailler dans ce territoire peu peuplé. Photo AFP / David GrayLes Palau ont reçu un premier migrant expulsé des États-Unis, alors qu’un accord prévoit l’accueil de 75 exilés au maximum, ont annoncé mercredi 1er juillet les autorités de ce pays insulaire du Pacifique.
"Nous avons accueilli notre premier individu à l’aéroport fin mai, l’avons conduit à son lieu de résidence temporaire et l’avons aidé à connecter son téléphone et à s’installer", a indiqué le bureau du président des Palaos dans un communiqué à l’AFP. "Après environ deux semaines, il a décidé de ne pas rester", a précisé le bureau. La raison de son expulsion et sa destination n’ont pas été communiquées.
Une porte-parole de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué que l’homme avait été approché par l’organisme des Nations unies, mais avait refusé sa proposition d’assistance.
Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont intensifié leurs efforts pour expulser les personnes sans papiers et les demandeurs d’asile, en proposant de les envoyer dans des pays comme l’Ouganda, le Salvador et le Rwanda.
Selon un protocole d’accord signé en décembre, les Palau vont autoriser jusqu’à 75 ressortissants de pays tiers en provenance des États-Unis à vivre et travailler dans ce territoire peu peuplé. En contrepartie, les États-Unis accorderont 7,5 millions de dollars (785 millions de francs) à l’archipel pour le financement de services publics et d’infrastructures.
Les personnes expulsées des États-Unis doivent avoir un casier judiciaire vierge et les Palau disposent d’un droit de veto concernant le choix des migrants qu’ils accueillent.
Les installations militaires américaines s’y sont développées depuis l’arrivée au pouvoir de Surangel Whipps en 2020, dans un contexte d’intensification des activités militaires de la Chine dans le détroit de Taïwan.
L’État insulaire a obtenu son indépendance en 1994, mais le pays autorise l’armée américaine à utiliser son territoire au titre d’un ancien accord de "libre association". En contrepartie, les États-Unis lui versent des centaines de millions de dollars en soutien budgétaire et sont responsables de sa défense nationale.
L’archipel, qui compte quelque 20 000 habitants répartis sur des centaines d’îles, se situe à environ 800 kilomètres à l’est des Philippines.
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