- Baptiste Gouret | Crée le 22.04.2026 à 10h30 | Mis à jour le 22.04.2026 à 10h30ImprimerL’ancien radar météo de Nouméa, installé en 2001, est jugé obsolète. Il sera remplacé d’ici un an par un équipement plus performant, construit à quelques dizaines de mètres sur le site de Météo France, puis démantelé. Photo Baptiste GouretPorté par le gouvernement et financé en grande partie par l’État, le programme de renouvellement des radars météorologiques, qui représente un investissement d’1,1 milliard de francs, doit permettre de mieux prévoir les précipitations et les phénomènes cycloniques qui touchent le territoire. Une visite était organisée ce mardi 21 avril sur le site de Météo France, où débute la construction d’un de ces trois équipements ultramodernes.
Dans les hauteurs du Faubourg-Blanchot, le parterre d’officiels encercle la dalle tassée aux premiers jours des travaux, sur l’espace extérieur du siège de Météo France. Dans un peu plus d’un an, elle aura disparu sous une structure de 13 m de haut, support d’une imposante antenne parabolique d’une tonne qui surplombera la ville. Mardi 21 avril, les équipes de Météo France ainsi que les entreprises engagées sur le projet ont accueilli le haut-commissaire, Jacques Billant, et le membre du gouvernement en charge de la transition écologique et du changement climatique, Jérémie Katidjo-Monnier, à l’occasion du lancement de la construction du nouveau radar météorologique de Nouméa.
Conçu et monté aux États-Unis, il sera installé au deuxième trimestre 2027. D’ici là, les entreprises calédoniennes retenues auront eu le temps de construire le bâtiment, la salle technique et les réseaux qui l’accueilleront. Associé aux observations satellites et aux réseaux terrestres (pluviomètre, capteurs de foudre, etc.), cet outil est essentiel pour la fiabilité des prévisions météorologiques, et en particulier les épisodes de pluie et les phénomènes cycloniques.
"Connaissances beaucoup plus riches"
Le nouveau radar devrait ainsi considérablement améliorer les données mises à disposition des prévisionnistes. "Celui que nous avons aujourd’hui date de 2001", indique Frédéric Atger, directeur de Météo France en Nouvelle-Calédonie et chef du service météorologie. Or, ce genre d’équipements dispose d’une durée de vie estimée entre 20 et 25 ans. Il devenait par conséquent urgent de le renouveler. "Avec le nouveau radar, nous profiterons de connaissances beaucoup plus riches, et nous pourrons voir beaucoup plus loin", poursuit Frédéric Atger. Il sera, qui plus est, doté d’une nouvelle technologie, la "double polarisation", qui permet d’affiner les données sur la nature et l’intensité des précipitations à venir.

Frédéric Atger est directeur des antennes de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna de Météo France et chef du service météorologie. Photo Baptiste GouretCe projet fait partie d’un vaste programme de renouvellement des radars météo du territoire, porté par le gouvernement et financé en grande partie par l’État à travers les contrats de développement. Il s’agit d’équiper Météo France, dans les trois prochaines années, de trois radars nouvelle génération. Outre celui de Nouméa, un autre sera installé à Kopéto (Poya) pour remplacer celui de Tiébaghi, détruit en février 2019 par le passage du cyclone Oma. Les travaux ont déjà débuté et devraient s’achever au troisième trimestre 2026. Le dernier équipement viendra remplacer le radar de Lifou, construit en 2008, à l’horizon 2028.
Enjeu de sécurité
Au total, le programme représente un investissement d’1,1 milliard de francs, financé à hauteur de 68 % (764,6 millions) par l’État. "C’est un triple chantier très important pour le développement économique", estime Jérémie Katidjo-Monnier. Il doit, d’autre part, garantir à la Nouvelle-Calédonie un réseau de surveillance de pointe pour les vingt prochaines années. "C’est un véritable enjeu de sécurité", considère de son côté Jacques Billant. Le haut-commissaire juge ce projet indispensable pour un pays situé dans une région "particulièrement exposée aux aléas climatiques".

Le haut-commissaire, Jacques Billant, et le membre du gouvernement en charge de la transition écologique, Jérémie Katidjo-Monnier, ont assisté à la visite du chantier du radar météo, mardi 21 avril. Photo Baptiste GouretAvec ces trois radars, la Nouvelle-Calédonie disposera, selon lui, "d’une couverture sans faille sur l’ensemble du territoire, grâce à un des réseaux de surveillance météorologique parmi les plus fiables du Pacifique".
Pas de risque pour la santé
La question de l’effet des ondes émises par le radar sur la santé humaine peut inquiéter une partie de la population, en particulier les riverains. Le gouvernement se veut rassurant : l’effet de ces ondes est très limité. "Les impulsions radar sont très brèves, d’une durée de l’ordre de la microseconde, et suivie d’une période sans émission de plusieurs secondes", est-il indiqué dans le dossier de présentation du chantier du radar météo de Nouméa.
D’autre part, les ondes sont exclusivement émises à l’horizontale et jamais vers le bas. Par conséquent, vu la position très élevée de l’antenne, il est impossible que des personnes se trouvent dans le faisceau du radar. Plusieurs mesures ont été réalisées et ont conclu au respect des normes sanitaires en vigueur.
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