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  • AFP | Crée le 25.04.2026 à 12h40 | Mis à jour le 25.04.2026 à 12h41
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    Nicolas Forissier, ministre en charge du Commerce extérieur, lors d’une conférence de presse à Sydney, jeudi 23 avril, au terme d’une visite officielle de cinq jours en Australie. Photo AFP / Saeed Khan
    La France et les pays "partageant les mêmes idées" doivent coopérer pour éviter de devenir des "otages" sur le marché des minéraux critiques, essentiels aussi bien aux téléphones qu’aux panneaux solaires, a déclaré jeudi 23 avril, à Sydney, le ministre français chargé du Commerce extérieur.

    Nicolas Forissier, ministre français chargé du Commerce extérieur, a déclaré que la France s’efforçait de renforcer sa coopération avec l’Australie, qui figure parmi les cinq premiers producteurs mondiaux de lithium, de cobalt et de manganèse, des minerais essentiels à la fabrication de produits tels que les batteries rechargeables et les moteurs d’avion.

    "Être utilisés comme une arme"

    Selon le ministre, les nations démocratiques doivent éviter une situation où les minéraux critiques "pourraient à nouveau être utilisés comme une arme dans ce monde économique et commercial très incertain et violent".

    Alors que la Chine domine la production de terres rares et menace de restreindre ses approvisionnements dans le cadre d’une guerre commerciale avec Washington, les pays occidentaux cherchent désormais des alternatives. "L’important est de bâtir quelque chose de durable", a affirmé Nicolas Forissier. "L’idée est de trouver des solutions qui sécurisent le système et qui nous évitent, à nous et à tous les pays alliés, d’être des otages à l’avenir", a-t-il ajouté.

    Un vaste accord de libre-échange a été signé entre l’Australie et l’Union européenne (UE) à Canberra, en mars. Dans le cadre de cet accord, Canberra a annoncé la "suppression" des droits de douane sur ses exportations de minéraux critiques. Le document vise ainsi à permettre à l’UE un meilleur accès à l’aluminium, au lithium et au manganèse australien, entre autres.

    Davantage de bœuf australien en France

    Mais en contrepartie, le quota de bœuf australien autorisé à entrer sur le marché de l’UE sera, au cours de la prochaine décennie, multiplié par plus de 10 par rapport à son niveau actuel. Cette clause a suscité l’ire des éleveurs australiens, qui espéraient davantage, et de leurs homologues européens, qui réclamaient l’inverse.

    Interrogé sur cette question, Nicolas Forissier a estimé que les plaintes des éleveurs, tant en France qu’en Australie, prouvaient que l’accord était "équilibré". "Pour les exportateurs français, en particulier dans certains secteurs agroalimentaires, c’est un excellent accord qui a été conclu. " "Le débat est tranché", a-t-il résumé, ajoutant, "nous avons obtenu le maximum possible lors des discussions". "Dans un accord commercial, tout le monde fait des concessions", a-t-il conclu.

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