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  • AFP | Crée le 15.05.2019 à 05h40 | Mis à jour le 15.05.2019 à 09h06
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    Julian Assange ne veut surtout pas être extradé vers les Etats-Unis. Photo AFP

    WIKILEAKS. L’Equateur a accepté de saisir et de remettre aux Etats-Unis les documents et le matériel informatique appartenant à Julian Assange et qui se trouvent à l’ambassade d’Equateur à Londres, a affirmé la défense du fondateur de WikiLeaks, en produisant un document attribué à la justice équatorienne. C’est une « violation absolue du droit à la défense, car ils vont remettre aux Etats-Unis toutes ses communications avec ses avocats, qui sont confidentielles », a critiqué l’avocat espagnol de M. Assange, Aitor Martinez. L’autre avocat de Julian Assange en Equateur, Carlos Poveda, a déclaré pour sa part avoir introduit un recours pour faire suspendre la saisie, ou au pire obtenir que M. Assange assiste à la perquisition. L’autorisation de Quito entre dans le cadre d’une demande d’assistance judiciaire internationale présentée l’an dernier par Washington et acceptée par le gouvernement équatorien. Par ailleurs lundi, la justice suédoise a annoncé la réouverture de l’enquête pour viol contre Julian Assange.

    Le fondateur de WikiLeaks est inculpé par la justice américaine d’association de malfaiteurs en vue de commettre un « piratage informatique », pour avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à accéder à des milliers de documents classés secret défense.

    Julian Assange est actuellement incarcéré à Londres et purge une peine de prison de 50 semaines après avoir été délogé le 11 avril, avec l’autorisation de Quito, de l’ambassade d’Equateur où il s’était réfugié depuis 2012.

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