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  • AFP | Crée le 07.07.2021 à 14h50 | Mis à jour le 08.07.2021 à 00h10
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    Si Gianluigi Donnarumma n'a rien eu à faire face à Dani Olmo, dont le tir au but s'est envolé au-dessus du cadre, il a bel et bien stoppé celui d'Alvaro Morata. Manuel Locatelli étant le seul Italien à avoir manqué le sien. Photo AFP
    En dominant l'Espagne au bout du suspense (1-1, 4-2 t.a.b.), l'Italie s'est qualifiée pour la finale de l'Euro. Solide pendant le temps réglementaire, présent en prolongation, décisif dans les tirs au but, Gianluigi Donnarumma a bien la tête à la compétition européenne, malgré son transfert imminent au Paris Saint-Germain.

    À 22 ans, c'est avec l'assurance d'un vieux briscard qu'il a remporté son duel psychologique avec Alvaro Morata sur la quatrième tentative des Espagnols. Il a parfaitement anticipé la frappe - pas très appuyée, il est vrai - de l'avant-centre qui aura traversé cet Euro presque comme un chemin de croix, pour repousser de la main gauche et offrir à Jorginho une balle de match que le joueur de Chelsea, presque un des locaux de l'étape, n'a pas manquée.

    Une petite revanche personnelle dans un mano a mano qui avait d'abord tourné à l'avantage de l'Espagnol. Entré à la 62e, deux minutes après l'ouverture du score italienne de Federico Chiesa (60e), Alvaro Morata avait égalisé à dix minutes de la fin du temps réglementaire en prenant à contre-pied le gardien, déjà parti sur sa gauche lors de leur face-à-face, alors qu'il avait placé le ballon à droite, cette fois.

    Mais l'Italie ne pouvait vraiment pas en vouloir à son portier. Bousculée comme jamais dans ce tournoi qu'elle avait jusque-là dominé, elle lui doit d'avoir atteint l'épreuve des tirs au but. À la 25e, il avait bloqué une frappe de Dani Olmo quasiment au point de penalty, sur sa droite et à ras de terre. À la 58e, il avait aussi bien arrêté de deux mains fermes un tir de Mikel Oyarzabal et lors de la prolongation, il avait été présent pour dégager du poing un centre juste au-dessus de la tête d'Alvaro Morata (102e).

    Un gardien moderne

    Tout au long du tournoi, il a dégagé une sérénité qui est pour beaucoup dans la solidité défensive de la "Nazionale", une condition impérative pour qu'elle aille loin en tournoi. "Cela fait six ans que je joue en Serie A, il y a plus de respect (envers moi)", avait-il estimé il y a une semaine. Et d'ajouter : "Je me fais entendre et mes coéquipiers m'écoutent aussi. Le gardien de but doit donner des ordres à la défense et on doit faire ressentir de la sécurité et de la confiance, toujours."

    Avec son 1,96 m et malgré son jeune âge, il incarne parfaitement le gardien moderne qui ne peut plus se contenter d'être athlétique, vif et sûr avec ses mains.

    Battre des records

    En qualifiant l'Italie pour sa quatrième finale à l'Euro, après la victoire en 1968, mais des défaites en 2000 et 2012, il marche sur les pas des plus grands, qui ont pourtant laissé un énorme vide à combler. "Je suis conscient que des gardiens avant moi ont fait l'histoire, mais je n'ai pas de pression. [...] Les records de Buffon, ça motive, ce n'est pas simple mais j'essaierai de les battre", avait assuré Gianluigi Donnarumma.

    "Il a 22 ans et donc des marges de progression encore importantes. De plus, c'est un garçon doté d'un caractère fort, il réussit toujours à être égal à lui-même, quelle que soit la situation", l'avait complimenté Walter Zenga, qui avait notamment gardé la cage de l'Italie à l'Euro 88 et au Mondiale 90.

    Il semble d'ailleurs prêt à franchir un nouveau palier alors que son contrat jusqu'en 2026 avec le Paris Saint-Germain n'attend plus que sa signature, selon la presse italienne. Avec son parcours dans cet Euro, il pourra arriver la tête haute au Camp des Loges et garder cette belle assurance qui lui réussit si bien. Avant de déloger Kaylor Navas ?

    REPÈRES

    Les 8es de finale

    Galles - Danemark : 0-4

    Italie - Autriche : 2-1 (a.p.)

    Pays-Bas - R. tchèque : 0-2

    Belgique - Portugal : 1-0

    Croatie - Espagne : 3-5 (a.p.)

    France - Suisse : 3-3 (4-5 t.a.b.)

    Angleterre - Allemagne : 2-0

    Suède - Ukraine : 1-2 (a.p.)

    Quarts de finale

    Espagne - Suisse : 1-1 (3-1 t.a.b.)

    Belgique - Italie : 1-2

    Danemark - République tchèque : 2-1

    Ukraine - Angleterre : 0-4

    Demi-finales

    Espagne - Italie : 1-1 (2-4 t.a.b.)

    Danemark - Angleterre (6h)

    Finale

    Lundi 12 juillet à 6 heures

    Invitations

    L'UEFA a invité six des sauveurs de Christian Eriksen, victime d'un arrêt cardiaque en plein match, pour la finale lundi. Le milieu de terrain danois et son épouse ont également été conviés par le président de l'UEFA Aleksander Ceferin pour assister à la rencontre.

    Collecte

    Un Britannique a récolté plus de 42 000 euros pour une jeune supportrice de l'Allemagne victime d'injures racistes après la victoire de l'Angleterre face à la Mannschaft lors des 8es de finale. La photo de cette petite fille en larmes avait été reprise sur les réseaux sociaux accompagnée de commentaires xénophobes.

    La Nazionale, à l'heure de sa renaissance


    Roberto Mancini a succédé à Gian Piero Ventura sur le banc de la sélection italienne en mai 2018.

    Les "Azzurri" étaient du match d'ouverture, au Stadio Olimpico de Rome le 11 juin... Ils seront du match de clôture contre l'Angleterre ou le Danemark, pile un mois plus tard, à Wembley à Londres. Quelle résurrection pour cette Nazionale encore KO, trois ans plus tôt, par la non-qualification pour le Mondial-2018... Voici la génération montante des Chiesa, Donnarumma, Barella à une marche du sommet européen, aux côtés des anciens de sa défense, Leonardo Bonucci et Giorgio Chiellini.

    "Ce n'est pas fini, a cependant tempéré le sélectionneur italien Roberto Mancini. On a fait un bon match, (mais) pas tout à fait comme d'habitude... On savait qu'on souffrirait dans un tel match. Les Espagnols nous ont mis en difficulté. Ce sont des maîtres dans la maîtrise du ballon".

    Un style décomplexé

    En trois ans, la sélection a su reconstruire une identité, pas seulement axée sur l'agressivité et la solidité, mais animée par de séduisants petits gabarits, par une étonnante force collective et par un style de jeu décomplexé. Et en plus de 120 minutes, mercredi, elle a montré qu'elle pouvait aussi revenir à ses principes de base, à savoir une solidarité défensive à toute épreuve face aux innombrables assauts espagnols, et une capacité à frapper vite et fort.

    Car Roberto Mancini a dû connaître des sueurs froides face à la domination adverse. "C'est un coup dur", a réagi de son côté l'arrière gauche espagnol Jordi Alba. Et de poursuivre : "On a tutoyé l'une des meilleures sélections italiennes dont je me souvienne. On aurait mérité un petit but en plus, ça a été très serré [...] On a prouvé que cette sélection était prête pour le Mondial", dans à peine plus d'un an au Qatar.

    Cette opposition, intenable de bout en bout, a déjà des allures de classique du XXIe siècle, avec ce 5e duel en quatre Euros... La Roja avait vaincu en finale en 2012, l'Italie a remporté cette manche-là. Et se prend à rêver d'un second titre, après 1968...

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