- Anne-Claire Pophillat | Crée le 12.05.2026 à 11h33 | Mis à jour le 12.05.2026 à 11h33ImprimerLa ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, lors de son interview dans la matinale de Franceinfo : lundi 11 mai. Capture d’écran Franceinfo :Après l’annonce de Sébastien Lecornu la semaine dernière, la ministre des Outre-mer a précisé, lors d’une interview sur Franceinfo, lundi 11 mai, que l’ouverture du corps électoral aux natifs et aux conjoints représentait "la voie du compromis", et que les discussions sur l’avenir institutionnel reprendraient dès le mois de juillet.
"Ce n’est pas un bouleversement démographique", ni "une remise en cause de ce qu’est la tradition jusqu’ici en Nouvelle-Calédonie", affirme Naïma Moutchou, lors d’une interview sur Franceinfo, lundi 11 mai. Pour la ministre des Outre-mer, la proposition de l’État, formulée par le Premier ministre le jeudi 7 mai, d’ouvrir le corps électoral, gelé en 2007, aux natifs et aux conjoints, constitue un simple "ajustement", une "question d’équilibre". "Nous voulons donner la possibilité à ces Calédoniens de se prononcer eux aussi au même titre que les autres", déclare Naïma Moutchou, alors que les élections provinciales doivent être convoquées le 28 juin. "Un rendez-vous démocratique important pour redonner de la légitimité aux institutions et permettre aux Calédoniens de débattre de leur avenir."
Éviter les tensions et la crispation
Si localement l’idée ne fait pas consensus, le FLNKS s’étant déclaré opposé à tout changement du corps électoral avant les prochaines élections, et les Loyalistes estimant que cette ouverture n’est pas assez large, pour la ministre, cela constitue au contraire "la voie du compromis", "si c’est une concession faite dans chaque camp". "C’est un exercice de justice et de démocratie, il faut que nous avancions sur ce sujet." Reprenant les mots de Sébastien Lecornu prononcés lors de son allocution le vendredi 8 mai, Naïma Moutchou considère à l’inverse que ce qui préoccupe l’État est "le statu quo, l’enlisement", estimant que "l’immobilisme peut créer demain des tensions, de la crispation et nous voulons l’éviter. Voilà pourquoi il faut ouvrir, pour donner de la perspective aux Calédoniens."
Le 18 mai au Sénat et au Congrès
Le projet de loi organique portant ce changement, qui s’appuie sur celle proposée par le sénateur Les Républicains Georges Naturel une première fois en 2025, doit être examiné au Sénat le lundi 18 mai dans l’après-midi. C’est aussi ce même lundi après-midi que les élus calédoniens sont convoqués au Congrès en session extraordinaire, afin de rendre un avis sur le texte.
Par ailleurs, le gouvernement central entend toujours parvenir à un accord, et planifie déjà "la reprise du dialogue avec l’ensemble des parties" après les élections, dès le mois de juillet. "Nous réunirons, avec le Premier ministre, les acteurs calédoniens, pour poursuivre les discussions sur l’avenir institutionnel", insiste Naïma Moutchou, avec le même objectif, qui n’a pas été atteint avec Bougival et son complément Élysée-Oudinot, "avancer d’ici la fin de l’année vers un cadre stable et partagé pour le territoire".
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