Nouvelle Calédonie
  • J.-F.G. | Crée le 20.12.2018 à 04h25 | Mis à jour le 20.12.2018 à 07h00
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    La maladie, très répandue en Australie, peut causer de très lourds dégâts sur les exploitations calédoniennes. Photo Archives LNC
    AGRICULTURE. Transmise par les tiques, cette maladie bovine peut provoquer la mort de tout un cheptel. Diagnostiquée sur deux exploitations du Grand Nouméa, elle impose la prise de mesures draconiennes.

    « Il faut avant tout préciser que cette maladie n’est pas dangereuse pour l’homme. » Gérard Pasco, président de la Chambre d’agriculture, se veut rassurant pour le consommateur. Mais se montre très attentif concernant les éleveurs. Mardi, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a défini les dispositions à mettre en œuvre pour l’éradication de la babésiose bovine sur deux exploitations dans la zone de Karikaté, sur la commune de Païta Une interdiction des mouvements d’entrée et de sortie de bovins sur ces propriétés, le traitement tiquicide des chevaux et des prises de sang semestrielles pour contrôle de la babésiose et l’abattage des animaux divaguant pour éviter tout risque de propagation de la maladie ont été décrétés. La raison ? « La babésiose bovine, transmise par les tiques, peut se répandre rapidement et provoquer la mort des bêtes. Les Australiens ont connu ça. Il faut donc se montrer vigilant et prendre immédiatement des mesures. » Celles-ci sont nombreuses : il y a l’interdiction de sortie de pailles, des fourrages, des aliments et des terres, issus de ces propriétés. Mais également le nettoyage du bas de caisse des véhicules et des chaussures de personnes autorisées à pénétrer sur les exploitations. « Il faudra également abattre les bêtes qui sont touchées par la maladie », regrette Gérard Pasco. La maladie a par deux fois fait trembler le secteur bovin ces quarante dernières années. Entre 1989 et 1990.

    Déjà tristement connue en Calédonie

    « Plusieurs milliers d’abattages, 250 millions de francs de perdus, mais elle avait été éradiquée », se souviennent des anciens. Il y a eu une nouvelle crise, après l’importation, fin 2007, de 47 bêtes reproductrices vaccinées par erreur par les autorités australiennes, qui avaient reconnu leur responsabilité. Fin 2008, la maladie était « à 95 % éteinte ». Pas 100 %. « On savait qu’elle restait toujours présente dans des foyers résiduels, sur des terrains difficiles d’accès à Païta », avait déjà prévenu dans nos colonnes Frédéric Gimat, adjoint au chef du Service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (Sivap) en début d’année.

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