Nouvelle Calédonie
  • C.R. | Crée le 28.11.2018 à 04h25 | Mis à jour le 28.11.2018 à 07h19
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    EPLP s’étonne aussi que le Sénat coutumier, à l’inverse des autres institutions ne dispose pas de voix délibérative. Archives Photo Archives LNC

    AGRICULTURE. Soutien à la production agricole, protection de l’environnement, transition agro-écologique… A entendre le gouvernement, l’Agence rurale, qui doit absorber, dès janvier 2019, l’Apican et l’Erpa, est porteuse d’économie et de clarté. Mais pour Ensemble pour la planète (EPLP), ce nouvel établissement public est au contraire « une régression » sur au moins un point : sa gouvernance. « Les représentants de la société civile ont été exclus du conseil d’administration », s’insurge sa présidente, Martine Cornaille. La Chambre d’agriculture, les syndicats agricoles et des « personnalités » du secteur sont, eux, présents. Soit « six administrateurs en conflit d’intérêts, dont trois avec voix délibératives, insiste la responsable associative. Comment peut-on imaginer qu’ils soient neutres pour prendre des décisions d’indemnisation, de gestion de l’eau ou des feux, et même d’environnement, et que des associations comme la nôtre soient jugées illégitimes ? ». Au gouvernement, on dément fermement l’existence de « conflit d’intérêts ». « Quand on prend des mesures destinées au monde agricole, il est bien normal que la profession soit directement entendue, ça évite de prendre des décisions politisées, déconnectées, précise Nicolas Metzdorf, en charge du dossier. Et s’il arrive qu’une décision porte sur une personne particulière, elle ne peut, bien sûr, pas participer au vote ». Et la société civile ? « Ceux qui la représentent, ce sont les élus choisis par tous les Calédoniens lors d’élections, sinon, on n’a rien à faire là », tranche le porte-parole de l’exécutif. Loin de convaincre EPLP pour qui « la démocratie élective est utilement complétée par la démocratie participative », et qui demande depuis longtemps une réforme générale des structures consultatives. En attendant l’association dénonce un « huis clos » dans une Agence rurale qui gérera 3,5 milliards de francs, « notamment issus de taxes sur tous les contrats d’assurance ».

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