Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 02.02.2019 à 04h25 | Mis à jour le 02.02.2019 à 04h25
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    C’est une « vieille idée » qui n’a pas dit son dernier mot : construire une usine de transformation porcine, qui pourrait, entre autres, offrir au porc local un accès au marché jambon, essentiellement basé sur l’import. « En 2016, on a demandé à l’Institut français du porc de réactualiser les études sur la question, rappelle Gyslène Dambreville, en charge du développement rural à la province Sud. Elles montrent que ce projet est possible si on augmente les capacités de production ». Car le jambon pèse lourd. Ne serait-ce que pour conquérir 30 % du marché - 750 tonnes de jambon, plutôt haut de gamme, vu les coûts de production locaux - il faudrait abattre 20 000 porcs supplémentaires. Côté Ocef ou producteurs, on est demandeurs, mais il faudra du temps et de l’aide pour développer les élevages et trouver les races les plus adaptées. « L’usine, elle, représenterait un investissement privé conséquent, que les autorités pourraient accompagner, reprend l’élue du Sud. Mais les industriels ont besoin d’avoir des certitudes sur la rentabilité ». Aucun plan concret n’a été mis sur la table par les transformateurs. « Mais on participe à la réflexion, note Thomas Gallet, le responsable d’exploitation de la Française. L’investissement n’est pas le verrou : il y a des questions techniques et économiques importantes et des choix politiques à faire ». Car la « Vie Chère » entre en jeu. Toute la question est de savoir si le local, qui nécessitera probablement une protection de marché, peut pratiquer les mêmes prix que l’import. L’étude de 2016 dit « oui ». Beaucoup d’acteurs en doutent.

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