Nouvelle Calédonie
  • De notre correspondant Edmond Jarzabek | Crée le 29.09.2018 à 04h30 | Mis à jour le 29.09.2018 à 04h30
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    Agriculture. Dans moins d’un mois, les Coréens du Sud pourront consommer les premières squashs calédoniennes, dont 18 tonnes vont partir par la mer.

    Un premier container de squashs a été chargé, hier matin à La Foa, sur le site de France Calédonie tropic export, à destination de la Corée du Sud. C’est l’aboutissement d’un projet qui a été porté conjointement depuis 2007 ; la squash calédonienne, historiquement exportée vers le Japon et la Nouvelle-Zélande, vient d’être autorisée à entrer sur le marché coréen.

    En pleine saison du ramassage de la squash, ce nouveau marché à l’exportation vers un pays asiatique est donc une aubaine. « Cette année, trois cents tonnes de squash seront envoyées vers la Corée du Sud », explique Sandro Cargnelli, président et directeur de France Calédonie Tropic Export (FCTE). « Nous espérons atteindre les 1 000 tonnes d’ici deux à trois ans. poursuit le directeur de la FCTE. A terme, le volume exporté vers la Corée du Sud pourrait représenter 30% des exportations.


    cinquante emplois de saisonnier

    Ce premier container représente 18 tonnes de marchandise, il s’agit de petites squashs calibrées entre 900 grammes et 1,3 kg. Elles sont placées dans des «bags», d’une tonne chacun, une nouvelle technique de transport mise en place par FCTE, qui est moins coûteuse que les caisses en bois, utilisées jusqu’à présent. « C’est une valorisation du produit », explique Nicolas Metzdorf, membre du gouvernement en charge de l’agriculture.

    En effet jusqu’à présent, ces squashs non exportées, ou très peu consommées en Nouvelle-Calédonie, partaient au rebut ou pour l’alimentation des bovins.

    Depuis les années 1990, la Nouvelle-Calédonie produit des squashs destinées à l’exportation vers les marchés japonais (2 500 à 3 500 tonnes), et néo-zélandais (200 à 300 tonnes), par an. Les 35 producteurs sont principalement répartis sur Bourail, La Foa, Ponérihouen, Pouembout et Canala.

    Pour cette étape vers la Corée du Sud, second pays consommateurs de squash au monde, le protocole de gestion des risques a été validé en 2017 par deux experts coréens, dont la mission s’est achevée par l’assurance d’une ouverture de marché, confirmée en septembre 2018. « C’est un bonus pour tous ; outre la valorisation du produit, il y aura la création de cinquante emplois de saisonniers chaque année », conclut Nicolas Metzdorf. Fort de cette nouvelle avancée, le gouvernement pourrait commencer des négociations phytosanitaires avec la Chine, un marché prometteur pour la squash calédonienne et vers une autonomie financière de la filière squash.

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