Nouvelle Calédonie
  • J.-A.G.-L. | Crée le 18.09.2018 à 04h25 | Mis à jour le 18.09.2018 à 06h56
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    FAITS DIVERS. Pointée du doigt après des cas d’intoxication alimentaire dans les cantines scolaires, l’entreprise Newrest, responsable de la fourniture des repas, a annoncé déposer plainte contre X « afin que lumière soit faite sur les faits des 26 juin, 3 juillet, 10 juillet, 12 juillet et 9 août ». Rappelant avoir été mis hors de cause pour ces cas, le groupe Newrest attend désormais les résultats de l’enquête en cours, sur les événements des 7 et 8 septembre et « il est à ce stade totalement prématuré d’incriminer ou de soustraire en matière de responsabilité l’ensemble des intervenants, qu’il s’agisse des producteurs ou des industriels de matières premières, de Newrest ou même du process de transport de distribution ».

    Une image ternie

    La semaine dernière, le gouvernement avait livré un début de piste incriminant un fond de sauce déshydratée utilisé pour élaborer une préparation au coco. Une toxine provoquant des vomissements y avait été trouvée et pourrait être à l’origine des intoxications dans les écoles Victorien-Bardou, à Dumbéa, et Marguerite-Arsapin, à Rivière-Salée. Cette bactérie « n’est pas systématiquement recherchée dans les matières premières mises sur le marché et n’est pas exigée dans les critères microbiologiques locaux et dans la réglementation européenne », développe l’entreprise de restauration collective, qui « informe les consommateurs que le fond de sauce est à base de légumes de marque Calnort, produit par l’entreprise Caldos Del Norte, acheté chez le distributeur CDI de manière récurrente ». En attente des résultats des prélèvements envoyés en Métropole, la société affirme qu’elle « va renforcer ses plans de contrôle analytique au-delà des exigences légales tant sur le spectre des bactéries que sur la fréquence des échantillonnages ».

    Ces intoxications alimentaires ont terni l’image de Newrest. Certains parents ont décidé de ne plus laisser leurs enfants à la cantine. « À ce jour, l’entreprise n’a jamais été confrontée à une telle série de problèmes qui se sont avérés ne pas être de sa responsabilité », souligne le groupe qui réaffirme son engagement en Calédonie avec « plus de 120 millions de francs investis pour mettre en place une rénovation majeure durant les grandes vacances scolaires 2018 » d’« un outil de travail obsolète ».

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