Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche | Crée le 08.05.2019 à 04h25 | Mis à jour le 08.05.2019 à 04h25
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    Les gendarmes de la compagnie de Nouméa n’ont pas perdu de temps avant d’interpeller un suspect dans cette affaire qui a provoqué une vive émotion auprès de la population. Archives LNC
    Faits divers. La victime, hospitalisée dans un état grave, a été identifiée tandis que l’enquête avance vite avec le placement en garde à vue d’un jeune.

    Elle a été retrouvée laissée pour morte au beau milieu de la chaussée, près du rond-point des Érudits, à Dumbéa. Au surlendemain de l’agression sauvage dont a été victime une jeune femme, dans la nuit de dimanche à lundi, vers 00 h 55, les circonstances exactes des faits ne sont pas encore connues, mais les gendarmes de la compagnie de Nouméa ont fait une avancée majeure dans l’enquête en arrêtant un jeune suspect de 18 ans, hier matin. Cette arrestation intervient alors que les autorités avaient lancé un appel à témoins pour identifier la malheureuse, toujours hospitalisée au Médipôle dans un état grave.

    En recueillant peu à peu plusieurs renseignements et divers indices, les gendarmes de la brigade de recherche (BR) de Nouméa et de Dumbéa ont pu privilégier et écarter certaines hypothèses. Âgée d’une vingtaine d’années, la jeune femme « aurait été victime d’une rixe l’opposant à un homme », a indiqué hier le procureur de la République. Alexis Bouroz a également annoncé qu’« il semblerait que la jeune femme ait passé la soirée sur l’Anse-Vata, à Nouméa, pour fêter un anniversaire avant de revenir à Dumbéa sur les lieux de l’agression avec d’autres jeunes, originaires de Maré ».


    Pas de milice

    À ce stade de l’enquête, on ne sait encore rien du suspect arrêté. Les enquêteurs vont pouvoir l’entendre pendant 48 heures maximum pour tenter de faire toute la lumière sur cette sauvage agression. Dont le ou les responsables ne sont en aucun cas membres d’une milice, dont l’existence n’est que pure invention. « Les circonstances exactes des faits ne sont pas encore connues mais ne sont nullement en lien avec des activités de milices privées comme cela a pu être faussement repris sur les réseaux sociaux », a tenu à préciser le procureur de la République.

    jeanalexis.gallien@lnc.nc

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