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    Nouvelle Calédonie
  • Baptiste Gouret | Crée le 07.05.2024 à 17h03 | Mis à jour le 07.05.2024 à 17h03
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    Les vestiges du bagne, comme ceux du Camp Brun à Boulouparis, pourraient bientôt faire partie du patrimoine mondial de l’Unesco. Photo Archives LNC/Anthony Tejero
    Un comité de pilotage a été lancé ce mardi par Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé de la culture, pour entamer le processus d’inscription du bagne à la liste de l’Unesco. Une démarche qui devrait prendre plusieurs années. Il rejoindra ainsi les récifs calédoniens, qui y sont répertoriés depuis 2008.

    La date ne doit rien au hasard : 160 ans quasiment jour pour jour après l’arrivée de l’Iphigénie, frégate ayant fait débarquer les premiers forçats sur le sol calédonien, le gouvernement a lancé, ce mardi 7 mai, le premier comité de pilotage (Copil) relatif à l’inscription du bagne au patrimoine mondial de l’Unesco. Après une phase de consultation et plusieurs grands rendez-vous dédiés à ce volet de l’histoire calédonienne (notamment l’exposition Les Kanak et le bagne inaugurée en mai 2022), cette étape doit permettre d’enclencher une "nouvelle dynamique" pour permettre au bagne de rejoindre la liste des biens culturels et naturels exceptionnels de l’humanité.

    Travail de mémoire

    Pour la Nouvelle-Calédonie, l’intérêt est multiple. Déjà, la présence du bagne calédonien au patrimoine mondial de l’Unesco offre des perspectives non négligeables en termes de tourisme et de rayonnement du Caillou à l’international. "C’est une opportunité pour valoriser notre pays et son histoire", a noté Mickaël Forrest, membre du gouvernement chargé de la culture, lors de son discours d’ouverture.


    Mickaël Forrest, membre du gouvernement en charge de la culture, a lancé le premier comité de pilotage relatif à l’inscription du bagne calédonien au patrimoine mondial de l’Unesco, ce mardi 7 mai au Musée maritime. Photo Baptiste Gouret

    Mais c’est aussi un travail de mémoire que les membres du comité de pilotage, issus du Sénat coutumier, du haut-commissariat, du Congrès, du Conseil économique, social et environnemental (Cese) et des collectivités locales, ont entamé ce mardi.

    Lors de son discours de politique générale, en 2021, le président du gouvernement Louis Mapou avait d’ailleurs présenté l’inscription du bagne à la liste de l’Unesco comme "un processus d’appropriation historique et identitaire" de toutes les communautés calédoniennes pour consolider "le poteau central de la Nouvelle-Calédonie".

    De longues étapes à venir

    En plein marasme économique et institutionnel, cet engagement de l’exécutif se veut aussi un moyen de "faire vivre notre mémoire" et de "constituer un socle commun pour notre jeunesse", pense Mickaël Forrest. Le membre du gouvernement en charge de la culture ne doute pas des atouts dont dispose le bagne pour rejoindre cette liste. "Il fait partie de l’histoire des peuples du monde et l’Unesco est justement chargé de valoriser les biens qui en dépendent." Les critères relatifs au patrimoine culturel, à l’authenticité et aux exigences de protection et de gestion requis par l’Unesco devraient être remplis par la candidature calédonienne.

    Il faudra toutefois se montrer patient pour espérer voir le bagne de Nouvelle-Calédonie rejoindre la liste du patrimoine mondial. "On mise sur une ou deux mandatures", admet Mickaël Forrest, évoquant les longues étapes à venir. Le dossier constitué pour inscrire les récifs du lagon calédonien, sur la liste de l’Unesco depuis 2008, avait mis sept ans pour aboutir à une inscription définitive.

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