Nouvelle Calédonie
  • Jean-Alexis Gallien-Lamarche | Crée le 16.03.2018 à 04h25 | Mis à jour le 16.03.2018 à 07h51
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    L’enquête de la police aux frontières avait permis d’établir qu’une quarantaine de vigiles étaient employés au noir lors de la Fête du bœuf, à Païta, en 2016.
    JUSTICE. Trois patrons de sociétés de sécurité privées ont été condamnés à de la prison avec sursis pour avoir employé à l’occasion de la Fête du bœuf, à Païta, en 2016, une quarantaine de vigiles sans les avoir déclarés. Les responsables devront également payer une amende.

    À la Fête du bœuf, édition 2016, ils étaient un peu partout, veillaient à la sécurité de l’événement mais ils étaient en infraction aux yeux de la loi. La justice a décidé de frapper fort, lundi, en condamnant deux gérants et un patenté de sociétés de sécurité privées à des peines de quatre et cinq mois de prison avec sursis ainsi qu’à des amendes allant de 100 000 à 200 000 francs pour travail dissimulé, dans le cadre d’une CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité). Après une enquête de plusieurs semaines de la police aux frontières, il était reproché à ces patrons d’avoir employé, à l’occasion de la traditionnelle Fête du bœuf qui s’est déroulée en novembre 2016 à Païta, une quarantaine de vigiles sans les avoir déclarés. Autrement dit, du travail au noir. « Ces sociétés de sécurité privées n’avaient pas l’agrément du CNAPS [conseil national des activités privées de sécurité, établissement public sous tutelle du ministère de l'Intérieur, NDLR]. Cette procédure s’inscrit dans le cadre de la moralisation de la profession », insiste Éric Paluch, chef de la délégation territoriale du CNAPS. Qui continue : « c’est une décision très forte et très rare de la justice. Je répète que dès lors qu’on engage une société de sécurité privée, il faut vérifier la capacité d’exercice des agents car, en cas d’accident, c’est le donneur d’ordre qui est responsable pénalement ».

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