Nouvelle Calédonie
  • J.A.G-L. | Crée le 10.05.2018 à 04h25 | Mis à jour le 10.05.2018 à 06h31
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    JUSTICE. Il a fallu pas moins de quatre gendarmes pour le maîtriser. L’homme qui se dresse devant le tribunal correctionnel de Nouméa, hier, n’a pas l’air d’un dur. Pas vraiment bavard, ce garçon d’une vingtaine d’années a pourtant fait preuve d’une rare violence, lundi, à son domicile de Kouaoua.

    Dans la matinée, une femme appelle la gendarmerie pour prévenir que sa belle-sœur vient de subir des violences de la part de son compagnon. Une dispute « car on n’avait pas assez de pièces pour acheter du pain, elle m’a mal parlé, je l’ai claquée », informe le prévenu. Il reconnaît devant les juges quelques gifles, rien de plus. Quatre gendarmes se rendent au domicile du couple. Là, ils rencontrent le jeune homme, surexcité, qui refuse de les suivre à la brigade. Le ton monte.

     

    « Pas de nature violente »

    Le chef de patrouille tente d’apaiser les choses et de négocier. « Au moment où l’on vous a demandé de monter dans le fourgon, vous avez mis un coup de poing à un gendarme », relate la présidente. Un coup porté au visage qui brise les lunettes du militaire et lui cause des blessures. « Vous avez aussi mordu le pouce d’un gendarme venu vous maîtriser », poursuit la magistrate. Le prévenu ne dit mot. Pas très fier de lui, il baisse la tête. « Il n’est pas de nature violente, il serait bon qu’il fasse l’objet d’un suivi psychologique », plaide Me Vu. Mais l’argument ne tient pas. Sa compagne a été victime à plusieurs reprises de violences conjugales. Il doit justement être prochainement jugé pour ces faits. Les juges reconnaissent le jeune homme coupable et prononcent une peine de neuf mois de prison dont six avec sursis mise à l’épreuve. Un mandat de dépôt ayant été décerné, il a été incarcéré après l’audience.

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