- Baptiste Gouret | Crée le 11.03.2026 à 08h01 | Mis à jour le 11.03.2026 à 08h02ImprimerLe président du groupe UNI au Congrès avait été menacé après la publication d’une interview réalisée le 24 février sur la chaîne Caledonia. Photo capture d'écran/CaledoniaDeux résidents de Dumbéa âgés de 35 ans ont été condamnés à des jours-amendes et du travail d’intérêt général pour avoir proféré des menaces de mort à l’encontre du président du groupe UNI au Congrès sur le réseau social Facebook, le 25 février.
Accusés d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre de Jean-Pierre Djaïwé, président du groupe Union pour l’indépendance (UNI) au Congrès, deux hommes ont été condamnés dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, informe le procureur de la République, Yves Dupas.
Les faits remontent au 25 février, et ont eu lieu sur le réseau social Facebook lors de la publication d’une interview de l’élu réalisée la veille durant le journal télévisé de la chaîne Caledonia. L’UNI avait rapidement réagi dans un communiqué, évoquant des "agissements intolérables et répétés" et annonçant avoir saisi la justice.
Les deux prévenus, âgés de 35 ans et vivant dans la commune de Dumbéa, avaient commenté la publication par des menaces : "Il faut lui mettre une cartouche", avait écrit l’un d’eux, "mérite un bouledogue, lui aussi haha…", avait commenté le second. Un des auteurs a indiqué avoir agi "par colère" vis-à-vis de la position de Jean-Pierre Djaïwé autour de l’accord de Bougival et celui d’Elysée-Oudinot signé en janvier. Le président du groupe UNI s’est constitué partie civile à l’audience.
Un troisième auteur présumé coincé à Ouvéa
"Au regard de la situation sociale et professionnelle de chacun des prévenus", le parquet a proposé de les condamner à 100 jours-amendes d’un montant de 1 000 francs, ce qui correspond à 100 jours de détention en cas de non-paiement de l’amende, et 140 heures de travail d’intérêt général à exécuter dans un délai de 18 mois. Ils encourent 4 mois d’emprisonnement en cas de non-exécution du travail. La peine pour des menaces de crime ou de délit proférées à l’encontre d’un élu peut atteindre 3 ans d’emprisonnement et une amende de 5,3 millions de francs.
Un troisième auteur présumé a été interpellé et placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Fayaoué, à Ouvéa. Il sera présenté au juge lorsque les liaisons aériennes, toujours interrompues en raison du conflit autour du transfert d’Aircal à Tontouta, seront rétablies. Il avait publié, le 25 février, le message suivant : "Espèce de traître, il faut le flinguer."
"Ces agissements délictueux visant les élus, quelle que soit leur appartenance politique, sont inacceptables et justifient un traitement judiciaire diligent et adapté", conclut le procureur de la République.
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