fbpx
    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 24.02.2026 à 07h33 | Mis à jour le 24.02.2026 à 07h33
    Imprimer
    Les propos publiés sur les réseaux sociaux, parfois anonymement, peuvent constituer des infractions pénales et donner lieu à des poursuites judiciaires. Photo d'illustration Pixabay
    Plusieurs enquêtes sont en cours après des signalements du haut-commissaire visant des propos de haine ou des menaces de mort publiés sur les réseaux sociaux. Le parquet affirme sa volonté d’apporter une réponse pénale rapide et ferme.

    Les messages postés sur les réseaux sociaux peuvent conduire devant la justice. Dans un communiqué publié ce lundi 23 février, le procureur de la République, Yves Dupas, fait état de plusieurs procédures ouvertes après des signalements du haut-commissaire de la République concernant des faits de provocation à la haine ou à la violence en ligne, ainsi que des menaces proférées à l’encontre d’élus.

    Le 17 février 2026, un homme de 26 ans, domicilié à Nouméa, a ainsi été présenté au parquet à l’issue de sa garde à vue. Les faits remontent au 27 septembre 2025. Identifié par la brigade de recherches de Nouméa, il avait publié sur TikTok, en réaction à une prise de position du député Nicolas Metzdorf, le commentaire suivant : "Il faut couper la tête à ces gens-là, qui dénigrent le Kanak à chaque publication où qu’ils ouvrent leur bouche."
    Poursuivi dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, il a accepté une peine de 140 heures de travail d’intérêt général, assortie de quatre mois d’emprisonnement en cas d’inexécution. L’intéressé ne présentait aucun antécédent judiciaire.

    Cinq ans de prison et 9 millions d’amende

    Deux autres dossiers concernent des auteurs présumés domiciliés hors du pays. Une personne résidant en Mayenne a été identifiée après la publication, le 21 janvier 2026, d’un commentaire visant Victor Tutugoro, membre du Congrès, évoquant des menaces explicites à caractère politique. Une autre personne, domiciliée en Charente, est visée par une enquête après un message publié sur la page Facebook "Coup de gueule NC", contenant des menaces de mort à l’encontre, là encore, du député Nicolas Metzdorf. Dans ces deux cas, les procédures ont été transmises aux parquets territorialement compétents.

    Le procureur de la République rappelle que ces agissements constituent "des atteintes intolérables au fonctionnement des institutions démocratiques". Les faits de menaces de mort ou d’atteintes aux biens dangereuses pour les personnes sont passibles de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, soit environ 9 millions de francs.

    Les services d’enquête, souligne encore le parquet, "mettront systématiquement en œuvre tous les moyens nécessaires pour identifier et interpeller les auteurs de messages menaçants ou haineux" diffusés en ligne.

    MERCI DE VOUS IDENTIFIER
    X

    Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

    J'AI DÉJA UN COMPTE
    Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
    Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
    JE N'AI PAS DE COMPTE

    Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
    Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement.
  • DANS LA MÊME RUBRIQUE
  • VOS RÉACTIONS