Nouvelle Calédonie
  • J.-F.G. | Crée le 31.05.2018 à 07h02 | Mis à jour le 31.05.2018 à 08h42
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    Photo Archives LNC

    JUSTICE. « Quand je l’ai vu avec ma soeur, j’ai eu l’impression qu’il se moquait de moi, c’est moi qui l’avais fait venir à la tribu. » Devant le tribunal correctionnel de Nouméa, mardi matin,Michel* ne trouve pas d’autre explication à cette dispute qui a failli se transformer en meurtre. Le 8 juillet dernier à Païta, alors qu’il avait bu une bouteille de whisky et quelques bières, l’homme de 28 ans explose lorsqu’il surprend un jeune homme avec sa soeur. Il ne réfléchit pas. Malgré un lourd passé judiciaire pour des violences et l’amputation d’un bras après un coup de sabre reçu lors d’une bagarre, il fonce sur le prétendant de sa petite soeur. « J’ai pris un appareil à musique et je lui ai mis une série de coups sur le visage. » Même une fois sa victime à terre, il continue de s’acharner sur elle, « jusqu’à ce que certains de vos proches viennent vous séparer » poursuit le président du tribunal.

     Un tyran domestique
    Un déferlement de haine qui conduira son ancien ami au Médipôle. Durant deux jours en réanimation, puis des semaines en soins. « Lorsque je les ai vus, je me suis senti trahi par ma soeur… trahi par lui. » De quoi causer une multitude de fractures au jeune homme dont la mère, qui le représentait lors de l’audience, raconte « qu’avec une plaque posée au niveau de la mâchoire, mon fils n’a pas pu rentrer dans l’armée. C’était son rêve. » Emue, elle raconte également que depuis ce drame, la soeur du prévenu vit chez elle, avec son fils. Pour le procureur qui qualifie Michel de « tyran domestique », c’en est trop. Il requiert trois ans de prison ferme. Le tribunal, face à un homme déjà au Camp-Est pour le même genre de faits, le condamne à 18 mois de prison ferme..

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