Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 08.03.2019 à 04h35 | Mis à jour le 08.03.2019 à 04h35
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    Le bureau politique de mardi a rouvert le dossier et maintient l’avis. Le FLNKS réaffirme « sa position politique sur le dossier des îles Matthew et Hunter ». Lors de son 36e congrès à Arama en février 2018, le Front s’était engagé à « porter davantage son positionnement politique concernant les îles Matthew et Hunter comme patrimoine naturel de la République du Vanuatu ». Dans ce même communiqué diffusé hier, la coalition indépendantiste compte « apporter sa contribution sur le sujet dans les discussions futures relatives à la fin du processus de l’accord de Nouméa, et particulièrement sur la délimitation des frontières maritimes de Kanaky-Nouvelle-Calédonie ».

    Ce point est aussi ancien que polémique. En juillet 2009, signé par le Premier ministre vanuatais de l’époque, Edward Natapei, et le porte-parole du FLNKS, Victor Tutugoro, un accord dit de Kéamu reconnaissait « à la République de Vanuatu l'appartenance des îles Matthew et Hunter », situées à plus de 300 kilomètres dans l'est de la Nouvelle-Calédonie. Le conseil national des chefs vanuatais, dénommé Malvatumauri, estimait revendiquer « une longue tradition » entre ces îlots et les terres de la province de Taféa, dans le sud de l'archipel du pays. Alors qu'ici, « le peuple autochtone n'a pas d'histoire et de traditions avec ces îles », notait Victor Tutugoro, ayant, à la suite d’une demande extérieure semble-t-il, sollicité le Sénat coutumier afin de porter une réflexion préalable sur le sujet. Le document a plus une valeur symbolique que légale. Le conflit est connu, l'État français revendique sa souveraineté sur ces îlots.

    Ces deux îlots se situent à 370 km à l'est de la Nouvelle-Calédonie. Ils sont revendiqués par le Vanuatu comme faisant partie de son archipel mais ils représentent environ 350 000 km2 de zone maritime pour l'État français.

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