Nouvelle Calédonie
  • Anthony Tejero, à Port-Vila | Crée le 13.04.2019 à 04h25 | Mis à jour le 13.04.2019 à 04h25
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    L’accord pourrait faire passer de 300 à 900 le nombre de passagers hebdomadaires entre les deux pays. Photos A.T.
    Transports. Un accord aérien a été signé hier matin, à Port-Vila, entre les gouvernements calédonien et vanuatais. Si aucune annonce concrète n’en découle encore, il donne désormais la possibilité aux compagnies d’envisager de nouvelles destinations. Et de tripler le nombre de passagers.

    Rapprocher le Caillou et le Vanuatu par la multiplication et la diversification des liaisons aériennes. Si l’idée fait son bout de chemin depuis de nombreuses années en Calédonie, notamment chez certains élus, tous les feux sont désormais au vert pour tenter l’expérience.

    Hier matin, le président du gouvernement Philippe Germain et le Premier ministre Charlot Salwai ont signé un accord d’extension du trafic aérien entre les deux pays. « Cela va permettre de passer en moyenne de 300 à 900 passagers par semaine entre nos deux pays. Soit le triplement des autorisations pour Air Vanuatu et Aircalin afin de favoriser la desserte entre nos deux territoires. Mais cela ne servira pas uniquement pour les Calédoniens et les Vanuatais, cela pourra également acheminer les touristes australiens, japonais, etc. vers nos deux pays, se félicite Philippe Germain, même si tout reste encore à faire du côté des compagnies aériennes. Ces accords sont aujourd’hui en vigueur, maintenant charge à nos compagnies d’adapter leur programme de vols pour que cela devienne une réalité. C’est un développement touristique, économique, affinitaire et familial. »


    Une liaison Lifou-Vanuatu ?

    Si aucune destination n’a pour l’heure été avancée, il a tout de même été question du fameux projet de relier les Loyauté, et plus particulièrement Lifou avec l’archipel voisin. « Le Vanuatu est favorable à ce que d’autres îles soient desservies au niveau international, et de notre côté, la compagnie Aircal souhaiterait à la demande des autorités de la province des Îles et en accord avec le Vanuatu, que la compagnie domestique s’internationalise et puisse faire avec de petits porteurs des liaisons avec des îles du Vanuatu », poursuit le président du gouvernement, qui rappelle qu’aucune étude sérieuse n’a encore été lancée sur la question. Ce sont des intentions qui ne sont pas à ce stade encore étudiées, mais qui le seront dans les prochaines années pour voir les opportunités en termes de trafic et puis la viabilité économique de ce type de liaison. »

    Car si d’importants travaux de modernisation doivent commencer cette année à l’aérodrome de Lifou, le chemin est encore long avant que la structure ne réponde aux normes internationales. « Le coût d’un tel aéroport réside moins dans l’investissement que dans son fonctionnement, rappelle Jean-Claude Gouhot, le directeur de l’Aviation civile en Nouvelle-Calédonie. Cela implique de mettre en place tout un dispositif de police aux frontières etc. Mais disons qu’avec cet accord, quand la Calédonie aura décidé de s’ouvrir, elle le pourra. »

    De son côté, Charlot Salwai a rappelé que la compagnie Air Vanuatu était sur le point de renouveler sa flotte pour remplacer certains ATR par des Airbus A320. Cet accord tombe donc à point nommé. « Les appareils utilisés actuellement par Air Vanuatu n’ont pas assez de capacité et ne sont pas adaptés pour les bagages. Accueillir d’autres appareils permet également de faire d’autres ouvertures dans la région, notamment sur Brisbane à partir de juin, a annoncé le Premier ministre vanuatais. L’Airbus A320 pourrait également servir entre Santo et Tana. Au lieu d’avoir deux sociétés de maintenance, mieux vaut en avoir une seule. Alors si la Nouvelle-Calédonie dispose déjà d’un site pourquoi ne pas en profiter. » De quoi laisser entrevoir un nouvel accord entre nos deux pays ?

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