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    Nouvelle Calédonie
  • Julien Mazzoni | Crée le 06.01.2026 à 09h57 | Mis à jour le 06.01.2026 à 09h57
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    Les députés EPR à l'issue de leur rencontre avec les formations du Congrès. Photo Julien Mazzoni
    En déplacement pour cinq jours en Nouvelle-Calédonie, une délégation de députés du groupe présidentiel Ensemble pour la République dit vouloir contribuer à la mise en œuvre du projet d'accord de Bougival et défendre l’élargissement du corps électoral, à l’approche des élections provinciales de juin et de la réunion annoncée à l’Élysée le 16 janvier.

    Une dizaine de députés du groupe Ensemble pour la République (EPR), dont plusieurs anciens ministres, ont entamé lundi 5 janvier une visite de cinq jours en Nouvelle-Calédonie, présentée comme une "mission parlementaire d’étude et de terrain". Accueillis à leur arrivée par le député Nicolas Metzdorf, les élus ont consacré leur première journée à une série de rencontres institutionnelles.

    Après un dépôt de gerbe place Bir Hakeim et un passage par le Sénat coutumier, la délégation a été reçue par la présidente du Congrès, Veylma Falaeo, puis par les groupes politiques de l’institution. "Un échange important parce qu’il permet de recueillir les avis des différentes positions en ce qui concerne les échéances imminentes qui ont trait à la Nouvelle-Calédonie, la mise en œuvre de l’accord de Bougival et les élections provinciales d’ici au mois de juin", a expliqué Marie Lebec, députée EPR des Yvelines.

    Mettre en oeuvre Bougival

    Cinq formations politiques ont participé à ces échanges. L’UC-FLNKS n’a pas répondu à l’invitation. Une absence regrettée par la délégation. "Nous avons souhaité rencontrer l’ensemble des forces politiques qui composent le Congrès. Malheureusement, et nous le regrettons, une de ces formations, l’UC-FLNKS, n’a pas souhaité donner suite", a souligné Guillaume Kasbarian, ancien ministre de la Fonction publique. Une situation jugée problématique alors que, selon Marie Lebec, "l’Assemblée est amenée régulièrement à délibérer sur l’avenir institutionnel, mais aussi économique et politique de la Nouvelle-Calédonie".

    Au cœur des discussions, la mise en œuvre du projet d'accord de Bougival. "Nous sommes très attachés au respect de l'accord qui a été trouvé à Bougival, que la quasi-totalité des formations ont signé. Il faut donc avancer sur cette base-là", a insisté Guillaume Kasbarian. "On ne va pas ressasser indéfiniment des questions qui ont été tranchées", a-t-il ajouté, évoquant la nécessité de "débloquer la situation, offrir de la stabilité politique à la Nouvelle-Calédonie et relancer un cycle de croissance dont le pays a vraiment besoin".

    Corps électoral

    Autre point central abordé par les députés : le corps électoral, à l’approche des élections provinciales prévues en juin. "Il nous paraît aujourd’hui difficile d’expliquer à des exclus de la République qu’ils ont un passeport français, qu’ils sont nés sur le territoire, qu’ils y ont passé des décennies, mais que pour autant ils ne peuvent pas s’exprimer à l’occasion de ces élections", a déclaré Guillaume Kasbarian. "Il nous semble inconcevable d’imaginer que des personnes soient exclues du vote à l’occasion d’élections aussi importantes", a-t-il poursuivi, affirmant vouloir "porter cette voix-là, celle de tous les habitants de la Nouvelle-Calédonie".

    Légitimité parlementaire

    Interrogés sur l’objectif de leur déplacement, les députés assument vouloir contribuer à la mise en œuvre de Bougival. "Aujourd’hui, nos échanges ont démontré toute l’importance et les attentes très fortes de la rencontre du 16 janvier", ont-ils indiqué, évoquant "l’envie de tous ceux que nous avons pu écouter de voir mettre en œuvre cet accord de Bougival". Un message qu’ils entendent relayer au gouvernement à leur retour à Paris.

    Sur leur rôle, les élus revendiquent leur légitimité parlementaire. "Il y a un certain nombre de démarches, de textes, de décisions qui passent par le vote parlementaire", a rappelé Marie Lebec. "Nous en sommes aussi les porte-voix puisque nous sommes élus de la nation", a-t-elle insisté, soulignant le caractère "majeur" du dossier calédonien.

    La journée de ce mardi sera consacrée aux enjeux économiques et aux conséquences des émeutes de mai 2024. Les députés doivent notamment participer à un petit-déjeuner avec des représentants du Medef et de la CCI, avant de se rendre à Dumbéa pour visiter des entreprises en cours de reconstruction. Une "rencontre citoyenne" est également prévue au Mont-Dore.

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