Nouvelle Calédonie
  • | Crée le 13.05.2019 à 07h38 | Mis à jour le 13.05.2019 à 07h40
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    Neko Hnepeune, président sortant

    « Le compte n’y est pas encore »

    « Je suis déçu, forcément, du résultat de l’UC dans les Îles, mais ce n’est pas grave si personnellement je ne suis pas élu. J’avais souhaité me retirer complètement, mais on est dans un mouvement structurel et la structure m’avait demandé d’être sur la liste. Ce qui est dommage, c’est qu’on est passé à côté de la majorité absolue qui nous aurait permis de rectifier les erreurs des dernières mandatures et de continuer ce qui a marché. C’est toujours le danger avec les listes d’alliance, qu’elles soient pas très bien expliquées, pas très bien comprises. 

    Au niveau du pays, on voulait surfer sur les résultats du référendum, mais on se rend compte que le compte n’y est pas encore. Dans le Sud on progresse, mais bien loin de ce qu’on espérait. »


    Louis Kotra Uregei, Parti travailliste

    « On pensait faire mieux »

    « Le résultat dans les Îles n’est pas une satisfaction. Même si on a nos deux sièges, on pensait faire mieux. Le résultat est surprenant dans la mesure où les déçus de l’UC se reportent sur le Palika alors qu’ils sont ensemble au bureau du FLNKS et qu’il ne propose pas de réelle alternative. On s’étonne aussi de ne pas retrouver toutes les procurations dont on bénéficiait dans ces résultats, on se demande ce qui s’est passé en mairie. Quant au Congrès, si les indépendantistes n’ont pas la majorité au Congrès, je ne suis pas surpris. Pour atteindre cet objectif, il aurait fallu partir uni. »


    Jacques Lalié, UC-FLNKS

    « Nous n’avons pas été compris »

    « Cela a été une campagne difficile parce que Neko Hnepeune, qui a une place importante, ici, passait la main et en plus on présentait une liste d’alliance. Le temps qu’on a passé à expliquer ça, on ne l’a pas passé à expliquer notre programme. On a essayé de défendre le bilan des dernières mandatures et en même temps de proposer du changement, et c’est ça qui a été assez mal compris. Ma vraie déception, c’est que le président sortant, qui aurait été d’une aide précieuse à l’assemblée, n’a pas été élu, à quelques voix près. Ça va être beaucoup plus dur sans lui. Au final, c’est le Palika qui y gagne, mais on est prêt à gérer ensemble, c’est ce qui a été entendu au congrès du FLNKS. »


    Charles Washetine, Palika

    « C’était l’objectif qu’on s’était donné »

    « Quatre sièges, c’était l’objectif qu’on s’était donné dans les Îles, et on ne peut que remercier tous les électeurs et les militants qui ont été sur le terrain. Pour moi, c’est notre programme, qu’on veut adosser au programme de l’indépendance, qui a porté. Ces élections doivent nous permettre de mener des politiques publiques qui touchent au quotidien des gens. La discussion va être ouverte dès cette semaine avec l’UC pour voir comment on va travailler ensemble. On va identifier nos points de convergence, des priorités et asseoir une majorité pour mettre en place un exécutif en province des Îles. On va discuter de tout ça. Nous faisions partie de la majorité lors de la dernière mandature, les personnes et la donne ont changé, c’est un paramètre à prendre en compte. Au niveau pays, je salue aussi une mobilisation du Palika dans les trois provinces. J’ai le sentiment que cette idée de la souveraineté est en train de s’enraciner. Même si on n'arrivera sûrement pas à avoir la majorité au Congrès, il y a une progression. Et par la voie du dialogue et du compromis on va essayer de faire avancer les réformes que l’on juge nécessaires dans le pays. » 


    Omayra Naisseline, Dynamique autochtone, LKS

    « Nous sommes satisfaits »

    « Les urnes ont parlé et nous sommes satisfaits parce que nous conservons nos deux sièges. Nous sommes toujours présents sur la scène politique et nous conservons notre électorat. Et ce, que nous soyons seul ou en alliance, comme cela était prévu au départ. Le plus important, c’est maintenant de préparer le terrain en vue des municipales et des prochaines échéances qui arrivent. Ce que l’on constate aussi, c’est que l’UC n’a plus la majorité. Nous avons toujours travaillé avec ce groupe durant la précédente mandature et nous continuerons à le faire, tout comme avec le Palika, en fonction des dossiers. »


    Simon Loueckhote, Avec Nous

    « Nous n’avons pas été capables de nous entendre »

    « C’est le résultat de la division. Si nous avions présenté une liste d’union, comme nous le souhaitions et comme nous nous étions engagés à la faire devant les électeurs des Îles, depuis le référendum et en tirant les leçons des élections provinciales de 2014, nous aurions eu au moins deux élus loyalistes à l’assemblée de la province. Et l’un des deux serait allé siéger au Congrès. Ce n’est finalement pas le cas. Nous n’avons pas été capables de nous entendre. Cela fera 15 ans qu’il n’y a plus de loyalistes à l’assemblée des Iles. Et ce n’est pas la stratégie des indépendantistes qui nous a empêchés d’avoir un représentant, c’est le fait de notre propre turpitude. »


    Un cortège de fidèle de la paroisse de Xépénéhé sort du culte du dimanche pour se rendre au bureau de vote tout proche.

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