- Julien Mazzoni | Crée le 13.02.2026 à 07h31 | Mis à jour le 13.02.2026 à 08h28ImprimerLe moustique Aedes aegypti, responsable de la propagation du virus de la dengue. Photo DRDepuis le début de l’année, cinquante-cinq cas de dengue ont été recensés en Nouvelle-Calédonie. La Direction des affaires sanitaires et sociales (Dass) ne parle pas d’épidémie, mais appelle à maintenir la vigilance, notamment en province Nord.
Après plusieurs années de circulation très limitée, le virus de la dengue réapparaît sur le Caillou. La carte publiée ce vendredi 13 février sur le site de la Dass (direction des affaires sanitaires et sociales) fait état de cinquante-cinq cas confirmés depuis le 1er janvier, répartis sur une quinzaine de communes.
À ce stade, les autorités sanitaires ne qualifient pas la situation d’épidémique. "On est dans une situation de vigilance, mais pas dans une épidémie", indique une responsable de la Dass. La saison chaude et humide, propice à la prolifération du moustique Aedes aegypti, explique en partie cette reprise.
Un seul sérotype en circulation
Les analyses réalisées par les services du gouvernement montrent que le sérotype DENV-1 est le seul identifié en circulation sur le territoire. Il s’agit de la même souche que celle actuellement observée en Polynésie française.
La plupart des cas recensés sont des cas autochtones, c’est-à-dire qui correspondent à des personnes n’ayant pas voyagé hors du territoire et ayant contracté le virus localement. Des infections sont signalées en province Nord, mais également dans le Grand Nouméa.
Les autorités confirment par ailleurs qu’il s’agit de la plus forte circulation observée en début d’année depuis 2020, tout en soulignant que la situation reste maîtrisée.
Wolbachia limite la diffusion dans le Grand Nouméa
Dans l’agglomération, la propagation semble contenue. Le programme Wolbachia, déployé à Nouméa, à Dumbéa, au Mont-Dore et à Païta, repose sur l’introduction de moustiques porteurs d’une bactérie réduisant leur capacité à transmettre le virus. "Cela permet d’avoir quelque chose d’assez maîtrisé, avec quelques cas isolés", précise la Dass. Mais le dispositif n’élimine pas totalement le risque : des "failles" peuvent apparaître, notamment lorsque des personnes reviennent de zones non couvertes. En revanche, le programme n’a pas été déployé en province Nord, où la vigilance est renforcée.
Les autorités reconnaissent disposer de moins de recul pour qualifier les dynamiques épidémiques depuis la mise en place du programme, les références antérieures datant d’avant 2018.
La prévention reste le principal levier
Les services du gouvernement rappellent que la lutte repose d’abord sur les gestes individuels :
- éliminer les eaux stagnantes autour des habitations après chaque pluie ;
- utiliser moustiquaires, vêtements couvrants et répulsifs adaptés ;
- pour les nourrissons de moins de six mois, privilégier la moustiquaire, aucun répulsif n’étant recommandé.
À noter qu’avec la rentrée scolaire et les déplacements liés aux week-ends ou aux vacances, le risque de diffusion augmente. "Pas de quoi s’alarmer, mais il faut rester vigilant", résume la Dass.
Note
Les chiffres actualisés et les recommandations sont consultables sur le site officiel : dass.gouv.nc.
MERCI DE VOUS IDENTIFIER
Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.X
J'AI DÉJA UN COMPTEJE N'AI PAS DE COMPTE- Vous n'avez pas encore de compte ?
- Créer un nouveau compte
Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement. -
-
DANS LA MÊME RUBRIQUE
-
VOS RÉACTIONS




Les transports aériensà consulter ici









![[AGENDA] Les idées de sorties pour ce week-end](https://www.lnc.nc/sites/default/files/styles/taxonomy_top_content/public/melody/309016/c7e855a22d8969be86fe85v_00136608.jpg?itok=uZuJRI78)

