- Julien Mazzoni | Crée le 06.01.2026 à 17h24 | Mis à jour le 06.01.2026 à 18h09ImprimerSteeves Teriitehau, le secrétaire général de la Fédé, a adressé un courrier à Alcide Ponga dans lequel il déplore une "décision prise sans concertation". Photo archives LNC - Julien MazzoniUn arrêté du gouvernement en date du 29 décembre limite à un seul jour chômé le calendrier 2026 des services publics. Une décision qui supprime de fait les traditionnels “ponts” et suscite une réaction de la Fédération des fonctionnaires, qui dénonce un manque de concertation et appelle à rouvrir le dialogue social.
Les fonctionnaires calédoniens devront composer en 2026 avec un calendrier de jours chômés particulièrement resserré. Par un arrêté signé le 29 décembre 2025, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a fixé les jours de fermeture des services publics pour l’année à venir en ne retenant qu’un seul jour chômé : le vendredi 2 janvier 2026.
L’article 1er du texte précise que "les caisses publiques, les bureaux, les ateliers et les chantiers des services publics de la Nouvelle-Calédonie et de l’État seront fermés le vendredi 2 janvier 2026". Aucun autre jour intermédiaire n’est mentionné. De fait, l’arrêté ne prévoit aucun “pont” pour le reste de l’année.
Le président du gouvernement, Alcide Ponga, interrogé par nos confrères de Nouvelle-Calédonie La 1ère, a expliqué ce choix par la volonté de garantir la continuité du service public dans un contexte économique et budgétaire contraint, tout en évitant des fermetures prolongées des administrations.
"Rétablir le dialogue social"
La décision a suscité le courroux de la Fédération des fonctionnaires. Dans un courrier adressé au président du gouvernement ce mardi 6 janvier, le secrétaire général de la Fédé, Steeves Teriitehau, regrette que cette fixation des jours chômés n’ait pas fait "a minima l’objet d’échanges dans le cadre du dialogue social", estimant qu’une concertation aurait permis "un débat éclairé", tout en respectant les prérogatives de l’exécutif.
La fédération juge que la suppression des ponts "n’apparaissait ni comme prioritaire ni comme la plus adaptée au regard des enjeux actuels" et rappelle "la mission d’intérêt général indispensable" assurée par les services publics. Elle alerte sur le risque de voir les agents publics perçus comme des "variables d’ajustement" et appelle le gouvernement à rétablir un dialogue social structuré concernant les décisions ayant un impact direct sur les conditions de travail et l’organisation des services.
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